Un automobiliste écope d'un an de prison pour un texto de trop

Un homme de 30 ans de Duparquet passera 12 mois en prison pour avoir texté au volant et causé un accident blessant gravement une femme, en juillet 2015.

Guillaume Crépeault avait alors dévié de sa voie pour aller frapper une motocycliste qui arrivait à sens inverse. La dame a dû être amputée d'une jambe.

C'est une des rares peines d'emprisonnement prononcées dans ce type de dossier.

Guillaume Crépeault a été reconnu coupable en juin dernier de négligence criminelle causant des lésions. En plus de sa peine, il ne pourra pas conduire pendant trois ans.

La Couronne demandait 20 mois de détention et la Défense, 90 jours discontinus et 240 heures de travaux communautaires.

Audrey Folliot, Bell Média. Guillaume Crépeault écope de 12 mois de prison.

Texter au volant est un fléau

En prononçant la sentence ce matin (jeudi) au palais de justice de Rouyn-Noranda, le juge Jean-Pierre Gervais a indiqué que le rapport présentenciel de Crépeault avait joué en sa faveur. L'accusé est père de deux enfants dont il n'a pas la garde, il éprouve des regrets et a des projets d'avenir stables.

Le juge a aussi insisté sur le fait que, malgré un antécédant criminel pour alcool au volant et plusieurs infractions au Code la sécurité routière, l'accusé n'était pas un individu criminalisé.

Sans imposer une peine trop sévère pour faire un exemple de Crépeault, le juge Gervais a voulu envoyer un message clair que texter au volant est un fléau et qu'il y a des conséquences.

« Il n'a fallu que quelques secondes pour que sa vie [celle de la motocycliste] bascule de manière irrémédiable, et tout ceci à cause d'un texto qui ne pouvait pas attendre. Il est nécessaire d'envoyer un message fort, clair et non équivoque, tant à monsieur Crépeault qu'à toutes les personnes qui textent au volant, que cela est dangereux et peut avoir des conséquences dramatiques. »

- Extrait de la sentence prononcée par le juge Gervais

Guillaume Crépeault éprouve des regrets, mais n'a jamais reconnu avoir texté sa soeur au moment de l'accident. Il dit plutôt avoir quitté la route des yeux et s'être retourné pour regarder sa fille assise à l'arrière.