Une nouvelle élève qui a du chien à l'école D'Iberville

L'école D'Iberville de Rouyn-Noranda a une toute nouvelle élève: la chienne Novak Horne de la Fondation Mira.

Novak interviendra auprès des élèves ayant des besoins particuliers, ou tout élève vivant une détresse ou du stress.

Avoir un chien, c'est l'idée de l'enseignante en adaptation scolaire, Claudie Perron.

Elle espère aider ses élèves autrement.

« Elle va apporter un calme et de l'amour à nos élèves, une sécurité. J'y croyais beaucoup. Si un élève, je vois qu'il a besoin d'aide, je vais amener Novak vers l'élève, la coucher à ses pieds ou le faire flatter, pour l'apaiser, » illustre-t-elle.

La chienne fait maintenant partie de sa famille, puisqu'elle y vivra en dehors des heures de classe.

La technicienne en travail social, Caroline Pratte, pourra aussi avoir recours aux services de Novak avec des élèves du parcours régulier.

Une pratique innovante

C'est seulement la cinquième école au Québec à recourir à la zoothérapie.

La directrice de l'école D'Iberville, Sylvie Rivest, veut faire une différence auprès des jeunes.

« C'est autour de 15 % de nos élèves qui sont anxieux, donc c'est important de s'y arrêter, de voir qu'est-ce qu'on peut faire autrement. L'approche Novak, pour moi, c'est vraiment extraordinaire pour nos élèves. »

La représentante de secondaire 5 au conseil des élèves, Sonalie Hénault, est anxieuse de nature.

Deux élèves, dont Sonalie Hénault à droite, flattent Novak. Crédit: Audrey Folliot, Bell Média

Elle croit que Novak l'aidera et que l'ensemble des élèves s'attachera rapidement à elle.

« C'est surtout un grand sentiment de fierté envers mon école. Ça augmente aussi le sentiment d'appartenance. Je suis une anxieuse de nature, donc j'ai l'impression que juste savoir que c'est une ressource qui est disponible dans l'école, on dirait que juste ça, ça aide à gérer le stress. »

Un projet qui fera des petits?

La Fonderie Horne a investi 6 000 $ dans ce projet de 25 000 $ sur cinq ans, d'où le nom de la chienne, Novak Horne.

Elle a un an et demi et a été formée auprès de la Fondation Mira pour bien s'intégrer dans un grand groupe.

Avoir un chien pour une école entière, c'est assez innovant, mais ça pourrait faire des petits, reconnait l'instructeur senior à la Fondation, Sylvain Boucher.

« Moi, c'est la première fois que je viens en introduire un dans une école comme ça, avec plusieurs jeunes. Oui, si on voit que ça fonctionne bien, je pense qu'il y a une ouverture qui va pouvoir se faire dans plus d'écoles éventuellement. »