Urgence de réinvestir dans les programmes sociaux, clament les organismes

Le budget provincial sera déposé mardi, et les douze groupes en défense collective des droits reviennent à la charge.

Ils demandent encore que leurs subventions, gelées depuis 13 ans, soient indexées au coût de la vie.

Les groupes reconnus en attente d'argent, comme l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue, doivent aussi être financés.

Depuis 2003, certains organismes régionaux se sont appauvris de 12 000 $.

Et au final, ce sont les plus vulnérables qui écopent de ces mesures d'austérité, martèle l'agent sociopolitique au Regroupement d'éducation populaire de l'Abitibi-Témiscamingue, Danik Laporte.

« Les groupes en défense collective des droits les rassemblent, partagent avec ces personnes-là des analyses aussi, des solutions afin d'améliorer les conditions de vie. Moins de groupes en défense collective des droits, c'est moins de démocratie, c'est moins de critiques des politiques, donc c'est nécessairement plus de précarité pour les personnes. »

La région aurait d'au moins 140 000 $ pour pallier à l'indexation.

Une dizaine d'emplois sont aussi menacés, et des groupes craignent de fermer.