Vaste enquête sur la santé psychologique des étudiants universitaires

L'Association générale étudiante de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (AGEUQAT) participera à une enquête panquébécoise sur la santé psychologique des étudiants.

L'enquête « Qu’est-ce qui se cache sous ta façade? » est menée par l'Union étudiante du Québec (UEQ) dans 14 établissements.

Depuis lundi et jusqu'au 25 novembre, les élèves sont invités à répondre à un questionnaire d'une centaine de questions, distribué par la firme Léger.

Ça prend une dizaine de minutes seulement à remplir.

L'objectif est d'obtenir un portrait global de la situation, alors que les chiffres d'une enquête menée en 2016 à l'Université de Montréal (UdeM) sont préoccupants.

« Il a été démontré qu'un étudiant sur cinq à l'UdeM souffre de symptômes de dépression suffisamment graves pour nécessiter une prise en charge immédiate par un professionnel. On a aussi constaté que la population étudiante sur place avait des taux d'idéations suicidaires et de détresse psychologique largement au dessus de la moyenne générale de la population québécoise. Ça nous a mis la puce à l'oreille sur l'ampleur du fléau. »

- Le président de l'UEQ, Guillaume Lecorps

La quantité d'examens en quelques jours en fin de session et le manque de ressources d'aide sur les campus pourraient être des raisons derrière ces chiffres.

Améliorer la situation

Les données collectées serviront à faire des recommendations en vue de la mise en place de pistes de solution globale et spécifiques aux différents campus.

Les ressources d'aide actuellement disponibles sont insuffisantes, varient par université et manquent de financement.

Il faut bonifier les enveloppes dédiées aux services aux étudiants, mais il faut faire encore plus, croit Guillaume Lecorps.

« Ce qu'on demande au gouvernement, c'est de développer une stratégie panquébécoise pour être cohérent collectivement sur cette question-là et adresser les problèmes avec de réelles pistes de solutions. Et même si l'enquête s'amorce présentement, on n'a pas à attendre les résultats pour commencer à travailler sur la question. »

- Guillaume Lecorps

Selon le président de l'UEQ, les représentants de l'AGEUQAT lui ont dit qu'il serait difficile d'avoir un rendez-vous pour une consultation en raison du faible nombre de professionnels sur le campus.