VIDÉO Une mise en demeure symbolique pour plus de logements sociaux

Une quinzaine de militants ont symboliquement remis une mise en demeure demandant plus de logements sociaux au ministre régional Luc Blanchette.

Il en faudrait 50 000 nouveaux sur cinq ans, selon le Front d'action en réaménagement urbain (FRAPRU) et l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT).

La porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme, rappelle aussi le besoin d'un réinvestissement dans le programme AccèsLogis.

« Le gouvernement doit reconnaitre formellement et concrètement le droit au logement, comme il en a l'occasion cet automne avec la Stratégie canadienne sur le logement, mais il doit également investir davantage. Avec des surplus de 4,5 milliards de dollars, il en a largement les moyens. »

Une mise en demeure symbolique a été déposée à Luc Blanchette. Crédit : Audrey Folliot, Bell Média

Des droits bafoués, clament les organismes

Des locataires mal-logés ont témoigné lors de la deuxième audience de la Tournée pour le droit au logement, mardi.

Celle-ci était présidée par le président de la Ligue des droits et libertés, Christian Nadeau.

Il rappelle que lorsque le droit au logement est bafoué, c'est un cercle vicieux.

« Les droits sont interreliés, et le droit au logement est à ce point fondamental que dès lors qu'il est fragilisé, c'est l'ensemble des autres conditions de vie, que  ce soit votre vie, même vos loisirs, qui sont remis en cause. »

À Rouyn-Noranda seulement, 800 personnes consacrent plus de 100 % de leur revenu pour se loger.