Plus d’itinérants en Abitibi-Témiscamingue

L’Abitibi-Témiscamingue compte de plus en plus d’itinérants. 

Il est toutefois impossible de chiffrer le nombre d’itinérants, étant donné leur mode de vie nomade. 

À Val-d’Or, La Piaule en accueille en moyenne une vingtaine chaque nuit. 

Étant donné la hausse, les centres qui viennent en aide aux itinérants doivent revoir leur façon de faire pour se préparer à répondre à cette nouvelle clientèle. 

Sans avoir de statistiques à l’appui, le directeur général de l’Accueil d’Amos, Yvon Desrosiers, pense que cette hausse est expliquée par les gens des grands centres et des communautés autochtones du Grand Nord qui migrent en région. 

Mais une partie de cette clientèle, ce sont des gens qui ont déjà consulté le centre : 

«C’est des gens qui nous connaissent, qui sont venus dans nos services à plusieurs reprises, mais que là suivre le processus, les cadres de références, ils ne veulent plus, donc ils décident de venir coucher la nuit et repartir le lendemain matin». 

La province n’a jamais connu autant d’itinérance depuis 20 ans.

Pour tout le Québec, les données font état de plus de 30 000 itinérants, alors qu’on en comptait 12 000 il y a 20 ans.

Yvon Desrosiers explique les raisons derrière ces chiffres : 

«Les entreprises demandent beaucoup de performance à leurs employés, l’entourage, le voisinage, le côté social, il faut être très performant, il faut avoir une maison, un travail, de l’argent. Moi je pense que c’est plus ça qui fait qu’il y a des gens qui décrochent un moment donné et qui disent qu’ils ne sont plus capables de fonctionner».