319 000 $ de moins pour la Comission scolaire Lac-Saint-Jean

** Mis à jour le 1er mai 2019 **

Les écoles de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean recevront 319 000 $ de moins à compter de l'automne 2019 pour les services éducatifs aux élèves, en raison de la révision de l'indice de milieu socio-économique (IMSE).

Cet indice a été revu pour tout le Québec à travers le ministère de l'Éducation puisque l'ancien datait de plusieurs années, explique la directrice générale adjointe de la commission scolaire, Christine Flaherty. Le calcul est fait en fonction de la situation économique des parents et de la scolarité de la mère.

L'indice s'est donc amélioré pour les écoles de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean, sauf que dans la réalité, ce n'est pas si évident, juge Mme Flaherty :

 

« L'élément qui s'est amélioré sur notre territoire c'est au niveau de la mère. Donc ça c'est une bonne nouvelle, ça veut dire que les mères sont plus scolarisées, mais dans nos milieux, ça n'a pas fait en sorte qu'on a senti qu'il y a des changements qui font en sorte que nous avons besoin de moins de sous. On a six groupes de moins qui sont financés, donc à travers la commission scolaire, il y a aura un peu plus d'élèves par classe. »

 

La direction de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean aurait aimé que le ministère réfléchisse à une transition en diminuant progressivement son aide financière dans les milieux où l'indice de milieu socio-économique change brusquement cette année. Pour le territoire de Lac-Saint-Jean, la proportion d'écoles primaires ayant un indice de milieu socio-économique élevé est passée de 55 % à 15 %, et de 50 à 25 % au secondaire.

Par exemple, l'IMSE de l'école primaire Saint-Gérard passe de 9 à 3 et celui des écoles Jean XXIII et Du Bon Conseil de 9 à 4. Au secondaire, l'IMSE de l'École Curé Hébert a diminué de 8 à 4.

Échange corsé à l'Assemblée nationale

Cette révision commence à faire jaser un peu partout en province, si bien que le leader parlementaire de Québec Solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois a confronté le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge sur le sujet. Il lui demande de promettre aux parents et aux professeurs qu'il n'y aura pas de coupures en éducation.

 

« Si c'est comme ça que le gouvernement traite sa première priorité, eh bien c'est inquiétant pour les autres. » - Gabriel Nadeau-Dubois

 

Le ministre Roberge a accusé le député de faire peur aux citoyens en rappelant que le premier budget de la CAQ prévoit un réinvestissement en éducation, ajoutant que l'argent sera réparti équitablement.