Accusé d'agression sexuelle sur une étudiante à Jonquière

La Couronne croit qu'Anthony Toupin n'a jamais obtenu le consentement de sa présumée victime avant de lui toucher les parties intimes en août dernier. Les plaidoiries du journaliste sportif de 20 ans de Trois-Rivières se déroulaient mardi au palais de justice de Chicoutimi.

La procureure de la couronne, Me Marianne Girard, affirme que la jeune femme de 18 ans a eu un ''black out'' lors d'une soirée arrosée d'initiations d'ATM du Cégep de Jonquière. La présumée victime croyait qu'un invidivu avait glissé de la drogue dans son verre et s'est rendue chez l'accusé en pleine nuit. Anthony Toupin l'aurait consolée, puis il avoue avoir posé des gestes à caractère sexuel, mais était certain d'avoir le consentement de la jeune femme.

Me Girard reproche à l'accusé d'avoir mentionné dans son témoignage que la victime ne lui a ''jamais demandé d'arrêter'', un stéréotype selon elle en matière d'agression sexuelle. Elle a aussi relevé plusieurs contradictions de l'accusé dans ses versions livrées aux policiers et au tribunal.

L'avocate de la défense, elle, soutient que l'étudiante a autorisé Anthony Toupin à lui faire des attouchements sexuels en lui disant ''Go''. Me Gitane Smith précise qu'elle était en mesure de discuter et marcher correctement pendant la soirée. Ils auraient même parler de voyages et de projets d'avenir. Me Smith ajoute que c'est la victime qui a appelé l'accusé pour se rendre chez lui.

La présumée victime sous le choc

Le matin du 24 août 2018, la jeune femme de 18 ans s'est réveillée dans le lit de l'accusé en sous-vêtements sans aucun souvenir des événements et le jeune homme était nu à côté d'elle. Le soir-même, elle aurait aussi remarqué que ses cuisses comportaient des ecchymoses et du sang. La jeune femme a cessé ses études en raison d'un choc post-traumatique et d'une dépression.

Le juge rendra son verdict le 6 septembre prochain.