Des citoyens pour les grands projets à Saguenay s'organisent

Un ingénieur de formation et auxiliaire de recherche et d'enseignement de l'UQAC appuie sans réserve les trois grandes entreprises qui souhaitent implanter leurs projets à Saguenay. Pierre Charbonneau lance une pétition en ligne et dans plusieurs commerces de la région.

Il mentionne avoir pleinement confiance en Arianne Phosphate, Métaux BlackRock et GNL Québec lorsqu'ils disent tout faire pour respecter les exigences environnementales des gouvernements. Il ajoute qu'une campagne de désinformation est en cours et il souhaite un débat plus équilibré sur la place publique.

«Les gens sont quand même intelligents et capables de raisonner et de comprendre le gros bon sens. Les exigences environnementales sont toujours plus grandes et les entreprises s'y plient dès le départ. On est une région industrielle. On s'est développé avec ça. On a perdu énormément de fermetures d'usines à cause des environnementalistes et ça fait vraiment mal à plusieurs communautés. Là, on a une nouvelle opportunité et il faut la prendre.»

 

Pierre Charbonneau était accompagné ce matin des représentants de plusieurs syndicats de la construction, dont Marc Simard qui a parlé au nom de 300 monteurs d'acier de la région qui depuis le projet d'AP60 travaillent majoritairement ailleurs en province, faute de contrats. La conciliation travail-famille n'existe tout simplement pas selon le travailleur qui ajoute que plusieurs de ses collègues ne sont même plus en couple.

Bell Media

 

«Nous on construit des alumineries, des ponts et des ports. J'ai 70 gars qui ont travaillé pendant deux ans sur le pont Champlain. Ils travaillaient 10 heures par jour, de nuit. Ils faisaient trois semaines en ligne, 7 jours sur 7, avaient deux jours de congé et repartaient. On a des travailleurs qu'on a ramassés avant les Fêtes, cernés et fatigués. On est allé dans l'Ouest canadien, là on aimerait avoir un projet ici dans notre région. » - Marc Simard, Local 711

 

Je suis allé aux audiences du BAPE pour Arianne Phosphate, aux rencontres de Métaux BlackRock et on a eu une présentation du projet de GNL. Il me semble que c'est pas un désastre environnemental. J'aime mieux avoir ces projets-là ici, au Québec, et qu'ils fonctionnent avec notre hydroélectricité qui est l'énergie la plus verte que les avoir aux États-Unis ou ailleurs dans le monde où les normes environnementales sont moins élevées. - Roger Valcourt, Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité.

 

Je veux que ma région aille bien. Personne ne veut mettre l'environnement de côté, mais on veut travailler et moi j'ai trois enfants et je veux un avenir pour eux ici. - Gérant d'affaires, local 500 Conseil provincial du Québec des métiers de la construction. - Philippe Greene, Gérant d'affaires local 500 du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction

 

Cliquez ici pour prendre connaissance de la pétition.