Don de sang: assouplissement sur les rapports homosexuels

À partir du 3 juin, les hommes qui ont des rapports homosexuels pourront donner du sang après trois mois d'abstinence plutôt qu'un an.

Santé Canada accepte ainsi les demandes d'Héma-Québec et de la Société canadienne du sang. Cette modification s'appliquera aussi dans les autres provinces canadiennes. Le Canada imite d'autres pays en réduisant le délai à 3 mois, notamment l'Angleterre et l’Écosse.

Le critère avait déjà été revu en 2016, alors que le délai était de 5 ans auparavant. Depuis, Héma-Québec n'a constaté aucune augmentation des cas de VIH ou de syphilis. L'organisme précise que le risque de transmission du VIH par transfusion est extrêmement faible, soit de 1 sur 23 millions au Québec.

Même s'il s'agit d'une avancée, plusieurs estiment que les hommes qui entretiennent des rapports homosexuels devraient pouvoir donner du sang sans devoir se soumettre à un délai.

Toutefois, Héma-Québec maintient que la prévalence du VIH est d'environ 15 % chez les hommes, comparativement à 1% chez les hétérosexuels ou lesbiennes.

 

« Il est démontré encore aujourd'hui que les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes sont le principal groupe à risque pour ce qui est des infections au VIH, de même que la syphilis. Ce sont des données diffusées par l'Agence de santé publique du Canada. Alors, la notion de trois mois permet une zone suffisante pour définir les risques potentiels. » - Laurent-Paul Ménard, porte-parole d'Héma-Québec

 

Les consommateurs réguliers de cocaïne peuvent aussi donner

Le délai raccourci pour les donneurs homosexuels est le deuxième changement important ce printemps chez Héma-Québec. En mars dernier, nous vous apprenions que les consommateurs de cocaïne par voie intranasale peuvent désormais donner du sang même s'ils ont consommé dans les jours précédents leur don. Auparavant, les donneurs devaient attendre six mois après leur dernière consommation.

La porte-parole d'Héma-Québec, Vanessa Jourdain, nous précisait alors que la quantité de drogue contenue dans le sang est trop infime pour affecter sa qualité et causer des effets au receveur.

Notons que toute personne qui a consommé de la drogue par une injection intraveineuse ne peut donner du sang, même si cela s'est produit une seule fois.