Enseignement : de plus en plus de suppléances obligatoires

Le nombre de périodes de suppléance comblées par une enseignante qui est déjà à temps plein a plus que doublé en un an à la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets.

À 258 reprises entre septembre et février, une enseignante dont les élèves sont en cours de musique ou d'éducation physique a été obligée de remplacer dans la classe voisine une collègue absente. Résultat, des élèves peuvent voir 4 ou 5 enseignantes différentes en une journée.

Le dépannage obligatoire a toujours été dans la convention collective, mais il n'était pas utilisé indique la présidente du syndicat Louis-Hémon, France Lapierre. La preuve, en 2016-2017, seulement deux périodes de dépannage ont été nécessaires dans la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets. Ce nombre a grimpé à, 127 périodes l'an dernier.

Les listes de remplaçantes sont vides pour plusieurs raisons selon madame Lapierre. D'abord, avec l'aide supplémentaire que le ministère a ajoutée depuis deux ans, plusieurs remplaçantes ont reçu des contrats et elles sont moins disponibles, aussi, l'intérêt pour la profession diminue.

« Il y a moins d'intérêt pour la profession, premièrement parce qu'on se faisait dire que c'était long avant d'avoir un poste et aussi parce que la tâche s'alourdit. Il y a donc moins de monde qui s'inscrit à l'université en enseignement. Ensuite, 10 % des gens en stage abandonnent dans l'année, puis 25 à 30 % dans les cinq premières années d'enseignement vont quitter. Dans les deux prochaines années, on a beaucoup de départs à la retraite prévus, mais personne ne s'ajoute sur les listes.» - France Lapierre