Gazoduc : une seule étude complète est demandée

Plus de 35 organismes environnementaux de la province unissent leurs voix et réclament une seule évaluation du projet Gazoduq/Énergie Saguenay. Le projet qui consiste à relier par un gazoduq l'Ontario et une future usine de transformation de gaz liquéfié au Saguenay est présentement scindé en deux parties qui sont évaluées l'une par le provincial et l'autre par le fédéral.

Une stratégie mesquine selon la co-porte-parole de la Coalition Fjord, Anne Gilbert-Thévard qui ajoute qu'une consultation citoyenne a été lancée tout juste avant les Fêtes et qu'elle se termine le 18 janvier. Elle explique que les gens ont très peu de temps pour rassembler leurs idées et elle demande l'ajout d'un délai. Cette première consultation sur la partie gazoduq permet aux gens d'indiquer quels sont les enjeux majeurs à leurs yeux.

Pour sa part, Adrien Guibert-Barthez croit que le premier ministre Legault doit s'en mêler.

En fait on s'attendait à devoir interpeller la ministre Chassé mais on s'est dit que tant qu'à faire on allait interpeler le premier ministre et on s'attend que le nouveau ministre de l'Environnement prenne le dossier très au sérieux.

Bell Media

 

Le projet global de 14 milliards de dollars consiste à puiser du gaz naturel dans l'Ouest canadien jusqu'en Ontario et à y construire un pipeline qui traverserait la province jusqu'à Saguenay. De là, le gaz serait transformé et exporté vers des marchés internationaux, comme l'Asie.

Selon une analyse de la firme Navigator commandée par GNL Québec, seulement 38 % des Québécois qui demeurent dans le corridor visé par le projet sont favorables au projet. En Ontario, ce chiffre grimpe à 43 %. Toujours selon le sondage, le choix des mots y serait pour beaucoup. Si l'on utilise les termes «gazoduc national» ou «ligne de transport de gaz naturel», le projet obtient plus d'appui que si on parle de « gazoduc » par exemple.