Légalisation de la marijuana : les autorités publiques sont prêtes

La légalisation de la marijuana ouvre un énorme marché économique.

Le directeur du développement au laboratoire PhytoChemia, Hubert Marceau avoue cependant que ce sont principalement les grandes entreprises qui en profitent.

 

Le fait que le gouvernement québécois a aussi opté pour un modèle nationalisé de distribution coupe un peu aussi le potentiel entrepreneurial local.

 

En attendant d'avoir une succursale de la Société québécoise de cannabis en région le président de la commission de sécurité publique à Saguenay, Kevin Armstrong indique que l'achat en ligne sera autorisé.

Les autorités ne craignent pas une explosion sur le marché noir et les policiers de Saguenay sont prêts à continuer leur travail puisque le trafic de stupéfiants sera toujours illégal. 

M. Marceau ajoute que le 17 octobre, la fleur séchée et l'huile de cannabis seront légales. D'ici un an, les produits dérivés arriveront sur les tablettes.

Les boissons et produits sans THC, donc non psychotropes, seront disponibles un peu partout alors que ceux avec THC seront uniquement vendus à la SQDC.

Le système de santé aura besoin de fonds

Il manque huit psychiatres au Saguenay-Lac-Saint-Jean, selon le docteur Laurent Coulloudon (COULOU-DONE) qui craint que la légalisation prochaine du cannabis crée une pression sur le système de santé.

C'est difficile d'attirer des psychiatres dans la région et la tâche est énorme pour l'équipe en place qui ne peut pas offrir tous les services qu'elle souhaiterait.

Dr Coulloudon, qui est aussi le porte-parole de l'Association des médecins psychiatres du Québec, espère que le gouvernement Legault repousse l'âge légal de consommation à 21 ans, puisque les plus grands consommateurs ont entre 15 et 24 ans.

Il faudrait aussi faire plus de campagnes d'information.

 

Ce que je déplore c'est que les jeunes comprennent que vu que c'est légal, ce n’est pas dangereux. C'est important qu'ils sachent par exemple que s'ils consomment une première fois, qu'il ne faut pas en prendre une grande quantité et qu'ils choisissent un produit avec moins de THC. Aussi, si le jeune a un parent schizophrène, il a plus de chance de faire une psychose.

 

Le directeur adjoint à la Direction régionale de la santé publique, le Dr Jean-François Betala Belinga ajoute qu'un des aspects positifs de la légalisation c'est de sortir de l'isolement les consommateurs et qu'ils puissent être pris en charge s'ils ont besoin d'aide.