Meurtre à Alma: pourquoi l'accusé était libre?

Prison ISTOCK PATANASAK

Pourquoi le présumé meurtrier de cet homme de 46 ans à Alma était libre malgré une peine de trois ans de pénitencier qui avait été rendue en mai 2018 ? C'est la question que se pose l'avocat criminaliste Me Jean-Marc Fradette, au lendemain de la comparution de Jean-Léon Pinette-Hervieux, accusé de meurtre au premier degré et de voies de fait armé.

Mardi après-midi, le jeune homme de 22 aurait aurait assené un coup de couteau mortel à un Saguenéen de 46 ans, sur la rue Champagnat. L'avocat Jean-Marc Fradette indique que c'est un dossier très délicat. Précisons qu'il n'est pas l'avocat de l'accusé.

 

«Il faudra voir le calcul de la peine qui a été fait pour cet individu et surtout sur quoi s'est basé les libérations conditionnelles pour le libérer si rapidement alors que de toute évidence, on a affaire à quelqu'un qui est plus que problématique, qui a beaucoup d'antécédents. C'est sûr que les libérations conditionnelles devront répondre à des questions». - Me Jean-Marc Fradette

 

Même si l'accusé a vécu une enfance difficile, Me Fradette croit que son statut d'autochtone ne lui a pas nécessairement permis d'obtenir une peine plus clémente. :

 

«Les juges sont obligés de tenir compte des particularités du statut d'autochtone et de la vie qu'il a eue. Ça sûrement eu un impact, mais cet impact est très édulcoré quand l'individu est bourré d'antécédents et qu'il récidive continuellement [...] C'est peu probable que ce soit le motif pour lequel il a été libéré rapidement».

 

Jean-Léon Pinette-Hervieux risque la peine de prison à perpétuité. Son enquête sur remise en liberté devrait avoir lieu le 25 septembre. Son avocat demandera possiblement une évaluation psychiatrique.

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