Nouvel ALENA : une catastrophe pour la région

Le nouvel accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique touche des milliers d'emplois au Saguenay-Lac-Saint-Jean et même Le porte-feuille des consommateurs.

D'abord, les producteurs laitiers sont en colère. 

L'entente ouvre une brèche de 3,59 % du marché canadien pour les exportateurs américains.

Le premier ministre Justin Trudeau promet de compenser les pertes, mais le président du Syndicat des producteurs de lait du Saguenay-Lac-St-Jean, Daniel Gobeil aurait préféré qu'il protège leur gagne-pain.

 

C'est vraiment difficile pour le moral, et là les gens n'investiront plus. Le gouvernement nous a vendu donc on veut des compensations, mais ce n'est pas le modèle qu'on aurait voulu avoir.

 

L'ouverture aux produits laitiers américains compromet la qualité de ce qui se retrouvera sur nos tablettes, indique le chef de la direction chez Nutrinor, Yves Girard.

Il explique que le système de contrôle de la qualité au Canada est beaucoup plus sévère que chez nos voisins du sud et que malheureusement, nous ne connaîtrons plus la provenance du lait dans plusieurs produits comme la crème glacée ou le yogourt.

 

De plus en plus , les consommateurs veulent savoir ce qu'il y a dans leur assiette et je considère qu'avec cette brèche-là on ne le saura plus trop. Il va falloir être vigilant dans le futur.

 

Les travailleurs de l'aluminium inquiets

Des milliers d'emplois régionaux sont touchés par les compromis du gouvernement Trudeau pour renégocier l'ALENA, indique le président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida, Alain Gagnon.

Outre les producteurs laitiers, l'avenir est aussi incertain pour les employés de Rio Tinto puisque les États-Unis maintiennent pour l'instant les tarifs douaniers de 10 % sur l'aluminium canadien.

 

C'est inquiétant et décevant. Si on se fit à la gestion de l'offre, Justin Trudeau a finalement cédé. Est-ce qu'il va faire la même chose avec l'aluminium et l'acier ? Ce que j'en déduis c'est qu'ils vont se rasseoir pour négocier ça aussi.

 

Finalement, la députée néodémocrate, Karine Trudel, explique que les pharmaceutiques américaines pourront allonger leur brevet sur un médicament de 8 à 10 ans. Ce qui fait que ce sera plus long avant de pouvoir créer un médicament générique au Canada qui coûte moins cher aux clients.