Plus le marché du travail est bon, moins le taux de diplomation est bon

Bien que le taux de diplomation des jeunes dans la région ne cesse de s'améliorer, la pénurie de main-d'oeuvre crée une pression inverse depuis quelque temps. Les statistiques le démontrent, plus le marché du travail est bon, moins le taux de diplomation est bon.  

Actuellement, certains peuvent travailler dans leur domaine avant la fin de leurs études. Cette situation pourrait devenir un piège advenant une baisse du marché de l'emploi puisque l'étudiant demeure sans diplôme. Line Chouinard du Cégep de Chicoutimi était invitée au Cercle de presse du Saguenay mercredi matin :

«Nos jeunes vont être beaucoup sollicités par le marché du travail. Particulièrement les gars dans une économie industrielle. Ça beaucoup d'attrait pour les jeunes le marché du travail. Ils ont maintenant la perception qu'ils pourront étudier toute leur vie. »

Pascal Lévesque du Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire, le CRÉPAS demande la collaboration des employeurs. Il déplore une circonstance particulière qui est survenu cet automne dans une polyvalente de la région :

«Une intervenante me racontait qu'en novembre, elle a reçu un appel d'une responsable d'entreprise lui demandant si elle avait une liste de décrocheurs potentiels et que celle-ci pourrait récupérer cette liste-là pour offrir des emplois à ces jeunes là. C'est vraiment une exception, ce n'est pas la règle mais ça illustre actuellement la pression du marché du travail. » 

 

Voici quelques statistiques

Le taux de diplomation au secondaire était de 80% dans la région en 2018. 

Dans la région, 18% des citoyens ont un diplôme universitaire contre 31% dans l'ensemble du Québec. 

Moins les parents sont scolarisés, plus les chances sont élevées que leur enfant décroche.