Prison de Chicoutimi : on fait quoi avec ce grand espace vide ?

Fermée depuis le 5 décembre 2015, la prison de Chicoutimi a laissé un grand bâtiment qui ne sert plus à rien et qui s'effrite au centre-ville.

Il faut dire que le bâtiment de 1929 aurait besoin de beaucoup de rénovations à l'intérieur puisque peu d'améliorations avaient été apportées au fil des ans. La citoyenne Tamara Anna Koziej trouve la scène désolante chaque fois qu'elle y passe et elle souhaite que les choses bougent. : 

 

« Je vois un potentiel inexploité de ce lieu-là. Ce qui me touche aussi, c'est le côté symbolique en plus c'est rare de voir un grand bâtiment comme ça fermé en plein coeur d'une ville. Il y a l'UQAC, le Cégep et l'école Lafontaine tout juste à côté. On pourrait y faire plusieurs projets. »

 

Elle y était mercredi midi avec des gens de Communa, un organisme de Bruxelles qui fait naître des projets temporaires ou de transition dans des édifices vides pour répondre au besoin d'un quartier. Sâm Rosenzweig et sa collègue sont au Québec quelque temps pour rencontrer des organismes du même genre à Montréal et ils ont été approchés par Mme Koziej qui voulait leur montrer la vieille prison.

 

« Les gens ont plusieurs idées, ça peut être pour accueillir des troupes de théâtre, un marché estival ou du logement social. Ça peut être une occupation temporaire ou même dans une partie seulement du bâtiment. C'est ce que nous nous apprêtons à faire à Bruxelles dans la vieille gare et on va y aménager des projets sociaux et communautaires. Des projets temporaires il faut le faire pour le quartier et oui ça a un coût, mais ça peut être beaucoup inférieur au coût des dégradations parce que le bâtiment est vide. » - Sâm Rosenzweig de Communa

 

M. Rosenzweig soulignait d'ailleurs qu'un professeur en architecture du Cégep de Chicoutimi était passé les voir pour leur expliquer qu'il avait donné comme travail de sessions à ses élèves d'élaborer un projet pour la prison. Le genre d'idée qui a plu à Tamara Anna Koziej. C'est la Société québécoise des infrastructures qui est propriétaire de la prison.