Saguenay adopte sa Politique de soutien aux organismes

Dix mois après avoir amorcé le travail, le conseil de ville de Saguenay a dévoilé hier soir sa Politique de soutien aux organismes reconnus. La Ville avait invité en novembre dernier les organismes de son territoire à s’inscrire dans le processus de reconnaissance pour ainsi être admissibles à une subvention.

11 des 13 conseillers municipaux ont voté en faveur de la politique, alors qu’Éric Simard et Michel Tremblay ont voté contre. Ce dernier explique pourquoi.

«Souvent on critique qu'il y a trop de normes et trop de réglements, mais je pense que c'est ce qu'on est en train de faire. C'était un travail d'arrondissement, on avait un contact avec les organismes. Ils venaient nous rencontrer, c'est nous qui évaluait si ça avait du sens ou pas».

La conseillère Julie Dufour croit plutôt que tous les organismes seront dorénavant traités de manière égale.

«Quand c'est aléatoire et très politique, je pense que ce n'est plus du bon jugement».

Le vérificateur général a recommandé à quatre reprises entre 2009 et 2017 de revoir l’aide monétaire versée aux organismes de Saguenay.

Rénovation du pont Sainte-Anne

La Ville de Saguenay ne se lancera pas dans un grand projet de rénovation du pont de Sainte-Anne à Chicoutimi si elle n’obtient pas une subvention de Québec, assure le maire suppléant Michel Potvin. Tel que prévu, le conseil de ville de Saguenay a adopté une résolution hier soir demandant 15 millions de dollars à Québec pour rénover, peinturer et permettre la circulation des véhicules d’urgence sur la structure.

M. Potvin est confiant d’obtenir toute la somme à la suite de conversations qu’il a eues avec la ministre régionale Andrée Laforest.

«Elle a dit qu'elle ira chercher des montants substanciels, surtout si on règle l'état de ce pont pour les 50 prochaines années. Nous déterminerons la position de la ville quand nous saurons le montant qu'elle peut nous obtenir».

Il faut 2,2 millions de dollars pour rénover l’infrastructure pour les piétons et quatre millions pour la repeindre.

Des jeunes se mobilisent pour le climat

Les quatre jeunes filles qui ont organisé la marche pour le climat à l’école secondaire de La Baie le 15 mars dernier se sont présentées au microphone de la séance du conseil de ville hier soir. Emmanuelle Gilbert a d’abord pris la parole pour se positionner contre les grands projets industriels. Elle a l’impression que les élus les appuient aveuglément.

«Je n'en reviens pas que c'est nous qui vont être pris avec les conséquences des grands projets que vous appuyez, sans même écouter ce qu'on a à dire».

Une autre adolescente, Katia Tremblay a plutôt voulu savoir ce que la Ville a l’intention de faire pour réduire les gaz à effet de serre. C’est le conseiller responsable de la Commission sur le développement durable et l’environnement, Simon-Olivier Côté qui lui a répondu.

«En ce moment on a des gros chantiers à Ville de Saguenay par rapport aux gaz à effet de serre, donc c'est quoi la comptabilisation des gaz à effet de serre? Une fois qu'on aura ce portrait-là, ce sera plus facile d'agir et de savoir où on peut faire des réductions qui sont importantes».

Les quatre adolescentes ont promis qu’elles reviendront aux séances du conseil de ville et elles ont invité les conseillers à participer aux actions qui se tiendront le 22 avril pour le Jour de la Terre.

Des lampadaires nocifs ?

Le règlement d’emprunt de 6,5 millions de dollars pour faire passer les lampadaires de la Ville de Saguenay aux lumières DEL a été adopté sous les avertissements sévères du chef du Parti des citoyens, Dominic Gagnon, qui a souligné le caractère nocif de cet éclairage. Selon lui, peu d’études prouvent que cette technologie est sans risque pour la santé. Il croit que le projet devrait prévoir des ampoules plus faibles que celles envisagées pour le moment.

«L'obésité, la dépression, le trouble du sommeil: les études nous orientent vers ça. Je ne vous dit pas de mettre un moratoire, je vous dit d'être vraiment suspicieux parce qu'on ne joue pas avec la santé des citoyens»

Le conseil municipal a répondu que le choix n’était toujours pas arrêté et que plusieurs aspects seront pris en compte, dont la santé et l’écologie.