Témoignage du motoneigiste qui a fait un face à face avec une surfaceuse

Le motoneigiste qui a fait un face à face avec une surfaceuse la semaine dernière à Saint-David-de-Falardeau s'estime chanceux d'être encore en vie et il aimerait que ce type de collision ne survienne plus dans les sentiers.

Dany Bergeron souffre de plusieurs fractures à la jambe et d'un plexus brachial au bras. Opérer d'urgence après l'accident, il devra subir au moins une autre opération puisque son tibia dans la jambe droite a été émietté.

Mardi dernier, le motoneigiste circulait en fin de journée, vers 17h15, sur le sentier 93 avec sa conjointe qui le suivait sur sa propre motoneige. L'impact avec la surfaceuse était malheureusement inévitable. Sa conjointe était un peu plus loin, témoin de l'impact, elle a freiné et appelé le 911.

« Ce sont des sentiers sinueux. On ne voit pas toujours au loin. Donc moi je suis arrivé au-dessus d'une petite crête et je ne voyais pas de l'autre côté. La dameuse était à dix pieds de moi. Elle fait 12 pieds de large et les sentiers 14 pieds. Je n'avais aucune chance. Ce n'est pas une histoire d'alcool ou de vitesse. J'allais à 70-75 km/h et la limite de vitesse dans les sentiers est de 70. » - Dany Bergeron, motoneigiste

 

De son lit d'hôpital, Dany Bergeron a décidé de lancer une pétition pour que le surfaçage des sentiers en journée soit fait différemment. Il espère qu'avec cette action, la question sera discutée entre motoneigistes et même dans les clubs.

 

«Je suis persuadé que presque tout le monde est déjà passé proche d'une collision dans un sentier. C'est certain que l'hiver, à 15h15 il fait noir, alors les dameuses avec leurs grosses lumières ont les voit arriver dans le sentier. Moi je ne demande pas de ne pas surfacer le jour, je sais que c'est impossible, mais pourquoi ne pas mettre des mesures de sécurité, par exemple, mettre une motoneige à 500 pieds en avant avec des gyrophares ou autre chose. Comme ça en la croisant, on va le savoir que la dameuse s'en vient.»