Zone ferroviaire de Chicoutimi : tous les détails du projet dévoilés

Zone ferroviaire

Les élus de Chicoutimi ont finalement dévoilé leur projet pour la zone ferroviaire au centre-ville. Une combinaison des trois propositions faites par les citoyens lors des consultations publiques : un amphithéâtre de 4000 places relié à un nouvel autogare payant de 350 emplacements avec gardien de sécurité ainsi que la possibilité de construire 125 condos à coûts relativement abordables entre 125 000 $ et 200 000$. 

Le tronçon du boulevard Saguenay situé devant la zone ferroviaire sera réaménagé avec deux carrefours giratoires et la possibilité de fermer deux voies pour créer plus de stationnements. La fusion des trois idées citoyennes en a fait jaser plus d'un, le président de l'arrondissement, Michel Tremblay s'est défendu d'avoir voulu plaire à tout le monde.

 

« Promotion Saguenay nous a présenté des études où il est dit qu'il manque environ 1000 logements adéquats au centre-ville et le centre de congrès ce n'était pas viable pour la Ville. Il vaut mieux laisser ça aux hôteliers. Il y a eu du bon dans les trois projets et c'est pour ça qu'on a fait un projet avec les trois et ce n'était pas pour contenter tout le monde. »

 

Un projet de 60 millions de dollars qui se fera uniquement si les deux paliers de gouvernements acceptent de payer les deux tiers de la facture, précise le conseiller responsable des finances, Michel Potvin. Le stationnement sera payant à l'autogare. Le scénario le plus plausible est de 1$ par heure ou 10$ pour la journée. M. Potvin calcule que les revenus totaux seront de 1,6 million par année pour la Ville avec les commanditaires, les spectacles, les taxes, l'autogare payant et les revenus des Saguenéens de Chicoutimi.

Selon ses chiffres, il n'en coûtera pas plus cher de faire fonctionner le nouvel amphithéâtre, 800 000 $ par année, que le Centre Georges-Vézina et le Pavillon de l'agriculture, 850 000 $ par année.

 

« C'est sur que c'est conditionnel à la participation des gouvernements. Mon but c'n’est aucun impact sur les taxes des contribuables. » - Michel Potvin

 

Présente à la conférence de presse, la mairesse Josée Néron se dit ravie du projet qui est un hybride des meilleures idées retenues lors de la consultation citoyenne. Elle espère maintenant pouvoir donner le premier coup de pelle d'ici la fin de son mandat, principalement pour l'autogare puisque l'actuel stationnement à étages est en fin de vie.