Arsenic: le SFPQ veut une intervention du ministère

Les installations de la Fonderie Horne, dans le quartier Notre-Dame de Rouyn-Noranda, en mai 2019.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) demande au ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) d'intervenir dans le dossier de l'arsenic à Rouyn-Noranda.

 

Il juge inacceptable que la Fonderie Horne puisse continuer de dépasser les normes d'émissions permises au Québec en raison d'une forme de droit acquis.

Malgré l'apport économique important de l'entreprise à Rouyn-Noranda, elle doit respecter les normes.

C'est ce que croit la présidente régionale du SFPQ, Nathalie Garvin.

« Il semble y avoir un certain laxisme qu'on permette à la Fonderie Horne de dépasser jusqu'à 67 fois la norme permise, et ça, c'est jusqu'en 2021. C'est énorme et c'est deux ans encore pendant lesquelles non seulement les enfants du quartier mais toute la population de Rouyn-Noranda, à cause des vents, est exposé. On ne peut pas prendre de chance avec la santé des gens, on doit prévenir. »

- Nathalie Garvin

Le SCFP représente notamment des employés du ministère de l'Environnement.

Rappelons que l'arsenic est un important cancérigène et qu'une récente étude de biosurveillance indique que les enfants du quartier Notre-Dame de Rouyn-Noranda sont beaucoup plus exposés qu'ailleurs.