Aucun abattoir provincial ou fédéral chez nous: les agriculteurs de la région veulent du changement

Les agriculteurs de l’Abitibi-Témiscamingue veulent un abattoir dans la région, chose qu'ils n'ont pas depuis plus de 12 ans.

Selon la MRC de Témiscamingue, l'absence d'un tel équipement engendre plusieurs conséquences fâcheuses. 

Le préfet Arnaud Warolin:

«Le premier impact, évidemment, c'est le revenu parce que c'est 750 kilomètres pour se rendre à l'abattoir fédéral le plus proche, alors ça, ça engendre des pertes qui sont très importantes pour les agriculteurs. Deuxièmement, il y a une question de santé animale. Faire faire 750 kilomètres à un animal, c'est excessivement long. Et puis l'autre élément, c'est qu'aujoud'hui, imaginez-vous que c'est très difficile de se procurer de la viande de la région... dans la région!»

Quelques options sont présentement étudiées par la région à ce sujet. 

Situé à seulement trois kilomètres de la frontière québécoise du Témiscamingue, l’abattoir provincial de Belle Vallée, sous la gouverne de l’Ontario, est un scénario envisageable. 

L’utilisation d’un abattoir de proximité situé à Rouyn-Noranda, quartier Évain, est également une autre option.

Enfin, les propritétaires de la Boucherie Des Praz ont démontré de l’ouverture à faire de l’abattage sous inspection provinciale, selon la demande et les besoins du territoire. 

Au Témiscamingue, l’apport économique annuel du milieu agricole représente 123 millions de dollars, créant 1 840 emplois directs.