Bois d'oeuvre : « Ça fera mal à moyen ou long terme » - Jean-Yves Poitras

Le commissaire industriel de Val-d'Or, Jean-Yves Poitras, affirme que la crise sur le bois d'oeuvre avec les États-Unis fera mal à moyen ou long terme pour les entreprises forestières de la région. 

À compter d'aujourd'hui (25 avril), les Américains imposent des droits compensatoires de 20 % au bois d'oeuvre canadien.  

Les PME québécoises de l'industrie du bois d'oeuvre seront encore plus durement touchées puisqu'elles devront verser ces droits rétroactivement sur 90 jours. 

Ça fera mal pour les entreprises à la recherche de financement, croit Jean-Yves Poitras : 

« Les gens vont s'adapter à la nouvelle réalité, mais ce sera plus difficile d'aller chercher du financement. Les banques vont se refermer, le marché monétaire aussi, parce que ça va créer un sentiment de gouffre sans fin. Ça, c'est le plus grand danger. Cette impression va faire en sorte que les entreprises ne seront pas capables de capitaliser, d'innover ». 

Il faut aussi à s'attendre à ce que les entreprises québécoises vendent moins de bois, et donc, par conséquent, en transforment moins, ce qui aura des impacts importants sur les emplois.