Canadian Malartic : la mine regrette que le dossier soit judiciarisé

Alors que se clôture la semaine d'action au palais de justice de Val-d'Or concernant la demande d'injonction contre Canadian Malartic, la mine trouve regrettable que le dossier en soit rendu à ce point. 

Le comité de citoyens demande le respect des normes et lois sur l'extraction et le bruit ainsi que les conditions de ses permis. 

De son côté, la mine soutient que les efforts effectués au cours des dernières années portent fruit, alors que 94 % de la population à Malartic a adhéré au guide de cohabitation.

La porte-parole de la mine Canadian Malartic, Mélissa Desrochers : 

« On a démontré d'excellentes performances pour tout ce qui touche la qualité de l'air, la gestion sonore et les vibrations. On a des processus d'amélioration continue qui sont en cours et qu'on continue de perfectionner, donc c'est quelque chose qui va continuer pendant toute la durée de vie de la mine ». 

Jeudi, le comité de citoyens a fait parvenir une lettre au gouvernement du Québec demandant d'intervenir dans le conflit. 

Des signalements en lien avec des menaces contre des résidents du quartier sud de Malartic ont été faits à la SQ le 15 mars dernier. 

De son côté, la mine a expliqué que si la demande d'injonction devait être acceptée, 450 emplois pourraient être perdus. 

Le torchon brûle entre les deux partis, et Mélissa Desrochers admet trouver la situation regrettable : 

« Pour nous, ç'a toujours été tolérance zéro pour ce qui est de l'intimidation. Ce n’est ni une menace, ni une stratégie, mais c'est vraiment une analyse rigoureuse qui a été faite pour le potentiel de perte d'emplois. Bien entendu, ça revient à arrêter les opérations de nuit, d'où la perte des 450 emplois ». 

Vendredi, Québec a répondu à la lettre du comité, expliquant avoir pris connaissance des commentaires et préoccupations, tout en affirmant laisser le soin aux ministres concernés le soin de répondre à la correspondance.