Canadian Malartic : les Algonquins s'y opposent

Les Algonquins s'opposent fermement à l'agrandissement de la mine Canadian Malartic et la déviation de la route 117. 

Ils déplorent qu'aucune consultation adéquate n'ait été menée et martèlent qu'il ne peut y avoir d'agrandissement de la mine tant et aussi longtemps qu'il n'y aura pas d'entente avec les Algonquins en raison des droits sur le territoire concerné. 

De plus, les membres des communautés sont d'avis qu'en donnant son accord au projet, le gouvernement du Québec ébranle la confiance des Algonquins qui possèdent des droits ancestraux sur le territoire qu'ils occupent depuis des milliers d'années.

Le chef de la communauté d'Abitibiwinni, David Kistabish : 

« On a beaucoup de préoccupations par rapport à tout ce qui touche le volet environnement. Ils ont tendance à minimiser les impacts possibles. Oui il y a eu un BAPE, oui il y a eu des recommandations, maintenant, on ne sait pas ce qu'il y en est, il n'y a personne qui a assuré un suivi des recommandations. C'est beau que le gouvernement aille permis le projet, mais ça ne veut pas dire pour autant qu'ils ont le droit de bafouer les droits des Premières nations ». 

Les communautés d'Abitibiwinni, de Kitcisakik, de Lac-Simon et de Long-Point ont uni leur voix dans ce dossier.

Les Algonquins n'écartent pas la possibilité de recourir aux tribunaux pour faire respecter leurs droits.