Des profs épuisés ; des impacts sur la réussite des élèves

L’épuisement professionnel des enseignants affecte la motivation, l’engagement, le rendement et la relation maître-élève.

C’est ce que révèle une étude réalisée par une équipe de chercheurs de l’Université de Montréal. 

Ils se sont penchés sur les impacts d’un épuisement professionnel d’un enseignant sur la qualité des services offerts aux élèves.

Pendant plus d’un an, ils ont suivis une centaine d’enseignants et leurs élèves de la troisième à la sixième année du primaire.

Les résultats sont clairs : plus un enseignant sera épuisé, plus les élèves écoperont des conséquences.

Il faut aider, et surtout, encadrer les professeurs du primaire, martèle le président du Syndicat de l’enseignement de l’Abitibi-Témiscamingue–Ungava, Luc Gravel.

Ça devra passer par davantage de soutien et de services à l’élève. 

«On intègre de plus en plus les élèves en difficulté, donc la classe normale est de moins en moins normale. La charge de travail pour les enseignants devient de plus en plus lourde et si le service pour accompagner ces élèves-là n’est pas présent, c’est souvent ce qui amène à un épuisement professionnel». 

Avec les résultats de l’étude, c’est maintenant au tour du gouvernement d’agir, affirme Luc Gravel.

«C’est d’être plus à l’écoute du personnel sur le terrain. Les enseignants passent l’année avec les enfants, donc ils sont en mesure d’identifier les besoins réels dont on a besoin. Mais pour ça, il faut que les directeurs d’école, le gouvernement et les commissions scolaires soient réceptifs». 

Une statistique révèle que parmi les jeunes qui entrent dans la profession, un sur cinq quitte dans les cinq premières années.