Détresse élevée chez les travailleurs de la santé

72.8 % des membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de l'Abitibi-Témiscamingue sont aux prises avec un indice de détresse psychologique élevé ou très élevé.

C'est ce que révèle un sondage effectué par l'APTS auprès des physiothérapeutes, travailleurs sociaux, technologues en imagerie médicale et éducateurs spécialisés, notamment.

Du lot, 38.5 % des répondants disent avoir manqué plusieurs jours de travail au cours de la dernière année pour des raisons d'ordre psychologique. 

Selon l'APTS, ce ne sont pas des résultats surprenants, vu le taux d'absentéisme des travailleurs déjà très élevé. 

Les résultats seraient expliqués par les compressions budgétaires et les réorganisations imposées par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette. 

Le répondant politique de l'APTS en Abitibi-Témiscamingue, Jacques Michel Audet : 

« Faire des changements dans les structures organisationnelles, ça l'a une limite et maintenant la limite est atteinte. Ce sont les employés des services de santé et de services sociaux qui écopent présentement. Quand c'est juste imposé pour des mesures strictement pécuniaire et non clinique, c'est assez. Ça ne passe plus ». 

L'étude permettra d'intervenir plus facilement auprès des travailleurs, explique Jacques Michel Audet : 

« Les données vont nous permettre de pouvoir avoir des interventions plus pointues sur ce qui touche le comité de santé et de sécurité au travail, mais également tout ce qui a un lien avec les dossiers de transformation comme Optilab et les GMF. On va être en mesure de dire, documenter et valider auprès des employeurs, la détresse que nos membres vivent ». 

70 % des travailleurs de la région disent manquer de temps pour s'acquitter de leurs tâches.

Le répondant politique de l'APTS en Abitibi-Témiscamingue, Jacques Michel Audet

Simon Daoust, Bell Média