Diminution du nombre de femmes à la Chambre depuis 2015

En ce 8 mars, c'est la journée internationale de la femme et Info Énergie s'est penché sur l'importance qu'on leur donne à la Chambre des communes à Ottawa. 

Selon la députée du NPD en Abitibi-Témiscamingue, Christine Moore, une diminution marquée du nombre de femmes est observée depuis les dernières élections de 2015. 

Le ratio est de 26 % par rapport au nombre d'hommes, le NPD étant le parti qui compte le plus de femmes dans ses rangs. 

Christine Moore croit qu'il existe un problème au niveau de la quantité de femmes, mais aussi aux rôles octroyés : 

« On les remet tout le temps dans des rôles traditionnels, que ce soit provincial ou fédéral. Il y a eu une seule femme ministre de la Défense dans toute l'histoire du Canada. Il y a aussi les rôles qu'on donne aux femmes, est-ce qu'on leur donne vraiment un rôle de premier plan, où elles sont là uniquement pour le nombre? Il faut se poser cette question ». 

Récemment, le gouvernement du Québec a affirmé qu'il ne fermait pas la porte à l’adoption d’une loi qui obligerait les partis à présenter au moins 40 % de femmes parmi leurs candidats lors d’une élection.

Christine Moore soulève toutefois une autre problématique : 

« Souvent, on a tendance à nommer des femmes dans des postes non traditionnels quand ça ne va vraiment pas bien. On se sert des femmes pour faire passer des décisions que la population n'est pas d'accord, et ça a des impacts sur la carrière d'une femme en politique. Il y en a qui décident d'abandonner la politique après s'est fait donner un poste suicide, parce que l'expérience a été exécrable ».

Mardi, l'ex-ministre péquiste Marie Malavoy a affirmé qu'elle ferait des représentations pour qu'une loi contraignante soit adoptée. 

D'autres ex-parlementaires féminines comptent se joindre à elle.

Le contingent souhaite aussi rechercher d'éventuelles candidates, et leur offrir de la formation pour leur permettre de mieux s'acclimater à la vie parlementaire. 

Actuellement, les sièges de l'Assemblée nationale sont occupés par 29 % de femmes.