Hausse de taxes draconiennes pour les agriculteurs

83 % des agriculteurs doivent s'attendre à payer des taxes municipales plus élevées dès l'an prochain. 

C'est en raison de modifications qui seront apportées par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation au Programme de crédit de taxes foncières agricoles.

L'augmentation nette du compte de taxe (municipal et scolaire réunis) se situera entre 15 et 76 % pour les agriculteurs de la région. 

Les augmentations varieront entre 130 et 810 $ dépendamment de la grosseur des entreprises.

Et ces chiffres pourraient augmenter davantage advenant une augmentation potentielle du taux de taxes en 2017, une possible évaluation à la hausse des propriétés et la taxation des résidences des agriculteurs. 

Le président de l'UPA en Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Vachon, craint les répercussions d'une telle hausse : 

« Forcer de constater que les actions qui sont posées actuellement ne vont pas dans le sens du bien-être de l'agriculture d'habitation de territoire comme on a en Abitibi-Témiscamingue. On en rajoute une couche, et à force d'ajouter des couches, un moment donné on envoie des signaux aux agriculteurs que l'avenir de leur type d'agriculture, ce n’est pas ce qui nous préoccupe au gouvernement ». 

L'abolition du crédit scolaire, qui était inclus dans le crédit du MAPAQ sur le compte de taxe municipale, fera également très mal à l'ensemble des fermes de la région.  

Ce crédit remboursait 70 % des taxes scolaires des entreprises agricoles, ce qui ne sera plus le cas.  

Sylvain Vachon pense que ce sont les petites entreprises qui vont payer le prix de ces changements : 

« Compte-tenu qu'on abolit complètement le remboursement de taxes scolaires, l'impact en proportion se fait plus sentir pour les petites entreprises agricoles. Le gouvernement actuel fait des changements à des programmes, sans faire d'évaluation, fait l'exercice par la suite et se rend compte que, oui, c'est vrai, il y a des conséquences pour les producteurs ». 

Sylvain Vachon souhaite que le ministère mette les modifications sur pause, pour permettre une consultation avec les agriculteurs.

Il souhaite ainsi trouver une solution au problème de l'inflation des terres agricoles.