« Je pars la tête haute » - Jacques Boissonneault

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue encaisse une lourde perte. 

Son président directeur général, Jacques Boissonneault, a remis sa démission. 

Il sera en poste jusqu'au 28 avril, et quittera la région par la suite pour s'installer à Montréal. Il agira désormais à titre de directeur général de l'hôpital Shriners pour enfants.

Jacques Boissonneault a mis en place le CISSSAT depuis sa création en avril 2015. 

Malgré les embûches, celui qui a occupé un poste de haut dirigeant en santé en Abitibi-Témiscamingue lors des dix des 14 dernières années est fier du travail accompli :   

« On a des services beaucoup mieux intégrés au niveau de la jeunesse, de la déficience intellectuelle, de la déficience physique, c'est clair qu'il reste encore beaucoup de travail à faire, mais on est sur une belle lancée. Même si au début on avait l'impression qu'on était en train de perdre notre identité, on est en train de se redonner une identité régionale et je pense que le meilleur est devant nous ». 

Jacques Boissonneault croit que son successeur devra poursuivre la bataille sur les services de proximité : 

« L'Abitibi-Témiscamingue, ce n’est pas seulement cinq territoires, c'est 90 points de service. C'est ça notre réalité, on a des gens qui sont partout et ils ont les mêmes droits par rapport aux services qu'ils peuvent recevoir de notre réseau. Ça prendra donc quelqu'un qui connait les régions et qui les respecte ». 

Le ministère de la Santé et des Services sociaux travaille actuellement à trouver son successeur. 

Par ailleurs, le CISSSAT s'apprête à mettre sur pied une stratégie pour les services aux autochtones et adoptera un modèle de concertation régionale qui verra la mise en place de comité consultatif dans chacun des territoires.