Le projet du poste de police mixte de Val-d’Or se poursuit

Grâce à un bilan positif, le poste de police communautaire mixte autochtone de Val-d’Or revient pour une autre année.

Il s’agit d’un deuxième projet-pilote d’un an.

Dans le bilan de l’année 2017, 1 020 interventions sont survenues, en neuf mois de travail.

Là où la première année est un succès, c'est que le nombre de contraventions et d’incarcérations ont considérablement diminué, de 81% et 43% respectivement.

La directrice du district Nord, Ginette Séguin, explique.

« La baisse, elle est souvent associée justement parce qu'on a fait un partenariat avec La Piaule. On a eu des alternatives, des lits multiples qui nous permettaient d'amener des gens en difficultés qui n'étaient pas aptes à rester dans les rues parce qu'ils pouvaient être soit agressifs ou soit dangereux pour d'autres personnes, ce qui évite de les amener en cellule. »

-Ginette Séguin

Cependant, l’assistance publique est en hausse, ajoute-t-elle.

« Il y a une hausse par contre pour les gens qui ont besoin d'assistance, donc on a changé vraiment dans la culture de pourquoi on appelle la police. La personne, elle est désorganisée, elle a besoin d'assistance, c'est ce type d'appels qu'on reçoit maintenant. »

-Ginette Séguin

Le projet semble être efficace pour la communauté, selon la directrice.

« On change nos pratiques. Est-ce que ça empêche d'avoir des appels de citoyens, est-ce que ça empêche d'avoir des voies de fait, d'avoir du grabuge, oui. On fait la différence en faisant autrement. [Pour] dire que lorsqu'on se fait confiance et qu'on se parle de ce qu'on peut faire encore pour aller plus loin, ça ne peut pas faire autrement que de nous faire tous grandir. »

-Ginette Séguin

16 policiers travaillent dans ce poste, dont six sont autochtones, en plus de six employés civils.

Le recrutement d'agents autochtones demeure difficile. 

Samuel Deschênes Bell Média