Le torchon brûle entre Ambulance Abitémis et ses travailleurs

La relation entre Ambulance Abitémis et ses travailleurs, en grève depuis le 17 février dernier, ne s'améliore pas. 

Le Syndicat des paramédics dénonce une situation qu'il considère être des représailles de la part de l'employeur et qui mettrait la santé des travailleurs en danger. 

L'événement est survenu en soirée de la première journée de grève, à Lebel-sur-Quévillon. 

Les paramédics devaient obtenir un 16/8, c'est-à-dire d'être en repos forcé pendant huit heures, après avoir travaillé 16 heures consécutives. 

L'employeur n'a pas effectué les démarches pour remplacer l'équipe, et a refusé d'accorder le repos, parce que les ambulanciers n'avaient pas rempli le formulaire administratif de facturation en guise de moyen de pression. 

Après des négociations avec l'employeur, les travailleurs ont finalement accepté de remplir le formulaire. 

Le vice-président du Syndicat des paramédics de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, Félix-Antoine Lafleur : 

« Ça ne rend pas un climat agréable de collaboration qu'on désire avec l'employeur. C'est dangereux de dépasser le 16 h et si la législation, c'est qu'il y a une raison ». 

C'est un conflit qui démarre bien mal entre l'employeur et les travailleurs, juge la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux, Annick Trottier : 

« On le sait que les paramédics doivent assurer un service essentiel à 100 %, donc les moyens de pression qu'ils prennent, ce sont des choses peu obligatoires. L'employeur vient mettre des bâtons dans les roues en parlant d'un simple formulaire. Les paramédics ont le droit de renégocier leurs conditions de travail, donc si l'employeur décide de jouer cette carte-là, il va nous trouver sur son chemin et on va le dénoncer à chaque fois ». 

Entre 23 h 48 et 1 h, les paramédics ont dû demeurer disponibles, alors que la situation les mettait dans l’illégalité. 

L’employeur a finalement décidé de fermer l’ambulance entre 1 h et 3 h, avant de la remettre opérationnelle avec les deux paramédics que le syndicat avait déployés en urgence et qui étaient disponibles depuis 23 h 48 la veille.

Une intervention des responsables nationaux CSN a été faite à La Corporation des services ambulanciers du Québec (CSAQ), afin de dénoncer le comportement d’Ambulances Abitémis dès le samedi matin, mais l’employeur n’a pas su gérer de façon adéquate deux nouvelles situations de 16/8, soit à La Sarre et à Rouyn-Noranda, dans la nuit de samedi à dimanche.