Les préfets de la région sont inquiets

Les préfets de la région sont inquiets concernant les ruptures de services et des découvertures répétées dans le domaine de la santé, en Abitibi-Témiscamingue. Rappelons que les femmes de La Sarre et les environs doivent accoucher à Amos ou à Rouyn-Noranda puisque les services en natalité sont fermés temporairement à l'hôpital de La Sarre.

Cependant, la Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue (CPAT) ne parle pas que de ce dossier.

Elle exprime que les services de proximité ferment depuis plusieurs années.

« On constate qu'il y a peut-être un sous-financement récurrent, chronique, des soins de santé dans notre région. On a un très vaste territoire. On a une population, on a des communautés partout sur le très vaste territoire. On souhaiterait que cette caractéristique de notre région soit prise en compte au moment de l'attribution des budgets. »

-Claire Bolduc, présidente de la CPAT

La présidente exprime que la question du financement doit passer par la politique.

« Lorsqu'on parle de financement, c'est clair qu'on s'adresse au gouvernement. Le sous-financement des services, qui amènent des ruptures récurrentes, c'est une problématique sur laquelle il doit se pencher. On parle de rupture dans les hôpitaux, on parle de services de CLSC dans nos communautés rurales, on parle d'éloignement des services, on répond quoi exactement en termes de services de proximité? »

-Claire Bolduc, présidente de la CPAT

Le gouvernement Legault devra d'ailleurs faire un budget le 21 mars.

Claire Bolduc souhaite que ce budget tienne compte des réalités des territoires.