Les régions sous-représentées au conseil des ministres

Philippe Couillard a brassé les cartes de son conseil des ministres, mais n'a pas fait plus de place aux régions.

C'est ce que dénonce le Parti Québécois, alors que la majorité de ceux nommés dans des secteurs critiques sont des députés des grandes villes.

Deux députés de la banlieue de Montréal, Stéphane Billette et Pierre Moreau, ont respectivement été nommés ministre du Développement régional et ministre des Ressources naturelles et de l'Énergie.

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement des régions, Sylvain Gaudreault, s'inquiète.

« L'hydroélectricité n'est pas produite sur le Mont-Royal, elle est produite dans nos régions, avec les rivières qui coulent dans les régions du Québec, alors il y a une sensibilité plus grande. Il faut avoir une préoccupation à l'égard sur développement économique des gens qui vivent dans les régions ressources, et on n'a pas ça avec le remaniement actuel. »

Malgré le remaniement, 92 % des budgets sont restés entre les mêmes mains.

Les autochtones veulent avancer

De leur côté, les Anishnabeg de Lac-Simon et de la Première Nation Abitibiwinni espèrent que le remaniement ne ralentira pas l'avancement de leurs dossiers.

Ils ont rencontré le caucus libéral à Val-d'Or en septembre et avaient le sentiment d'avoir été entendus.

Les communautés autochtones souhaitent maintenant des engagements concrets, et espèrent de nouvelles rencontres sous peu.

Les dossiers qui les préoccupent sont surtout ceux d’exploitation et de protection de leur territoire ancestral et de protection de la jeunesse.