Mines : Le Québec performe mieux sur la scène mondiale, mais recule au Canada

L'Association minière du Québec salue l'amélioration du Québec des meilleurs endroits au monde pour les investissements miniers.

Elle s'inquiète cependant de voir le Québec glisser d'un rang sur le plan canadien, passant de la 2e à la 3e position, devancé par la Saskatchewan et le Manitoba. 

Selon l'Association, cette bonne performance s'explique notamment par la compétitivité de leur régime fiscal et l'efficacité des processus d'octroi de permis.

Pour espérer rattraper les deux provinces, le Québec devra diminuer sa lourdeur administrative.

Est-ce que tout ce qu'on fait est vraiment nécessaire? Est-ce qu'il y a moyen de réduire les dédoublements par exemple? Déjà, si on réduit les dédoublements, on améliore nos processus, on simplifie les choses. Souvent, ce sont les petites mesures qui peuvent nous permettre d'améliorer nos processus. - la PDG de l'AMQ, Josée Méthot 

L'Association croit aussi que les vrais nouveaux projets de développement se font plutôt rares. 

Il faut donc mettre en place, dès maintenant, les mesures pour assurer la pérennité de l'industrie minière au Québec. 

Dans les prochains dix ans, on sait très bien qu'il y a plusieurs gisements qui vont arriver en fin de vie. Elles sont où les nouvelles mines? Est-ce que les nouveaux projets vont se réaliser? Il faut travailler à améliorer l'attractivité du Québec pour les investisseurs. Il faut que les investisseurs qui ont moins d'argent à investir, qu'ils le fassent chez nous plutôt qu'ailleurs. - Josée Méthot 

Rappelons que selon une récente étude de l'AMQ, l'industrie minière permet la création ou le maintien de 45 550 emplois directs, indirects et induits, en plus d'occasionner des dépenses de 5.8 milliards de dollars annuellement.