Plus de cas pour la DPJ dans la région

L'Abitibi-Témiscamingue figure dans le sommet pour ce qui est des enfants pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) au Québec.

La région présente un nombre 1,7 fois plus élevé que la moyenne provinciale.

Le bilan annuel indique que 3 113 signalements ont été traités, une hausse de 5,7 % par rapport à l'an dernier.

L'équipe de la DPJ doit travailler sur huit dossiers par jour.

Voici le directeur de la protection de la jeunesse de l'Abitibi-Témiscamingue, Philippe Gagné.

« Il faut retenir deux choses. La population est très préoccupée par le sort des enfants, la détresse que ces derniers vivent. En même temps, c'est un indicateur qu'il faut tenir en considération lorsqu’on mesure le niveau détresse que ces enfants vivent sur le territoire. La région demeure en tête de liste, c'est-à-dire qu'on est 1,7 fois plus élevé que la moyenne provinciale. J'invite la population à décoder la détresse. »

-Philippe Gagné

La réviseure à la DPJ, Jenny Godbout, indique que le métier peut devenir éprouvant, voire exigeant.

Elle ajoute qu'à l'occasion, les intervenants peuvent être affectés parce qu'ils prennent des dossiers trop à coeur.

« Tout à fait. Je me mets dans la peau d'un intervenant, qui après une intervention, arrive chez lui et il c'est passé une situation difficile, c'est des situations qui peuvent arriver. Ç'a un impact sur sa vie personnelle et familiale. On est toujours dans le souci de confidentialité. Ça arrive fréquemment. Je ne peux pas dire que ça n'arrive pas, ce serait se mettre la tête dans le sable. »

-Jenny Godbout