Les inspirations de White-B : d’Eminem et 50 Cent à Ninho

JUILLET_Artist du mois social media 953x500

Pour entendre White-B, notre artiste Rap Keb du mois de juillet, écoute Rap Keb!

 

Depuis la sortie de Blacklist, sa deuxième mixtape solo parue en mai dernier, White-B est l’un des artistes les plus en vue de la scène hip-hop montréalaise. Le membre en règle du collectif 5sang14 nous dévoile maintenant la musique qui l’a profondément marqué dans sa vie.

 

La musique qui jouait à la maison quand t’étais très jeune?

Mon père était un fan de tout ce qui est rock. Il écoutait beaucoup d’Éric Lapointe, de MetallicaMoi, ça venait pas vraiment me chercher, j’écoutais pas ce style-là quand j’étais tout seul, mais j’étais capable d’apprécier. Ma mère écoutait un peu le même style de beat, mais après, elle a eu un vibe latino, des trucs un peu plus dansants.

 

Ce qui t’a éveillé au rap?

C’est à l’école secondaire que ça s’est passé. Certains groupes de personnes écoutaient ce style de musique, et ça m’intriguait. Le problème, c’est que j’avais rien pour écouter de la musique… J’écoutais juste ce qu’il y avait à la maison jusqu’au moment où, vers l’âge de 14 ou 15 ans,  j’ai eu les moyens de m’acheter un lecteur MP3.

 

Ton idole d’enfance?

Les deux personnes que j’idolâtrais : Eminem et 50 Cent. J’ai commencé par 50. Je comprenais à peine l’anglais, mais sa vibe venait me chercher, son attitude et son personnage aussi. Quand j’ai eu mon premier lecteur MP3, j’ai roulé en boucle 21 Questions pendant deux semaines, non-stop. Ensuite, Eminem, j’aimais le fait que ce soit un Blanc qui réussisse dans un domaine où les Blancs réussissent moins. J’aimais beaucoup ses paroles aussi.

 

Premier album acheté?

Get Rich or Die Tryin’ de 50 Cent. Y’a seulement des classiques là-dessus, des beats qui ont marqué une époque de ma vie. J’aime l’écouter pour me remémorer tout ça. C’est non seulement le premier album que j’ai acheté, mais c’est aussi le seul. Après, j’ai commencé à télécharger sur LimeWire.

 

Un spectacle mémorable auquel tu as assisté durant ton adolescence?

Malheureusement, j’ai jamais eu la chance de voir un spectacle jusqu’à tout récemment, quand je suis allé voir Migos au Beach Club et Damso à la Place Bell. La seule affaire que j’avais été regardé avant, c’était un match des Canadiens. (rires)

 

Clip le plus marquant?

Il y en a beaucoup, mais un que j’ai bien aimé cette année, c’est Bonda Manmanw de Kalash, un artiste français excellent. C’est vraiment l’originalité qui est venue me chercher et surtout le fait qu’il ait réussi à faire ça avec des moyens limités, beaucoup moins élevés que les clips des States. Tu peux interpréter le clip à ta manière, mais à la fin y’a une scène que je trouve très cool. On voit une balance avec, d’un côté, un stack de billets et, de l’autre, un verre d’eau. On voit que l’eau pèse beaucoup plus dans la balance. Ça m’a fait réfléchir à notre époque. Oui, l’argent est indispensable et tout tourne autour de ça, mais il y a des trucs qui sont plus importants.

 

Meilleure chanson à vie?

Si tu aimes une chanson à vie, ça veut dire que tu as un lien particulier avec elle. Ça ne veut pas juste dire que tu l’apprécies. Pour cette raison, je dois nommer des classiques qui ont marqué une partie de ma vie comme Window Shopper de 50 Cent et, surtout, Cleanin’ Out My Closet d’Eminem. Cette chanson-là, je me suis beaucoup identifié à elle, car elle me rappelle des trucs par lesquelles je suis passé, des trucs familiaux qui m’ont marqué.

 

Artiste préféré?

La seule personne qui ne me déçoit jamais dans le rap français récemment, c’est Ninho. N’importe quel de ses beats, je peux les écouter, car ses paroles, son flow et ses mélodies viennent vraiment me chercher. C’est mon artiste préféré du moment.

 

La musique qui t’obsède ces jours-ci?

J’écoute beaucoup de rap de Toronto, que ce soit Burna Bandz ou Casper. On dirait que leur vibe est plus proche du mien que celui des States, car je suis allé souvent à Toronto et que j’aime beaucoup cette ville. J’aime beaucoup la scène underground là-bas. Sinon, j’écoute pas mal tout ce qui se fait à Montréal, mais je préfère ne pas nommer d’artiste.

 

En dehors de la musique, qui considères-tu comme une personne inspirante?

Ma mère. C’est ma plus grande inspiration, et ça va toujours l’être. Elle est ma plus grande motivation aussi. Pour moi, une mère, c’est la chose la plus forte, ça doit endurer beaucoup de choses, sans obtenir toujours la reconnaissance qu’elle mérite. Malgré tout, elle reste quand même là, avec moi, même dans les moments les plus difficiles.

 

White-B en spectacle : le 11 juillet aux Régates de Valleyfield, le 13 juillet à la P’tite Grenouille de Saint-Jérôme, le 26 juillet à L’Embuscade de Trois-Rivières et le 21 septembre à l’Annexe3 de Laval (dans le cadre du festival LVL Up).

 

5sang14 en spectacle : le 5 septembre à l’Impérial Bell de Québec et le 6 septembre au Théâtre Granada de Sherbrooke