Nouvelle frappe contre l'exploitation sexuelle à Longueuil?

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Le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) a de nouveau frappé contre l'exploitation sexuelle aujourd'hui.

Une opération contre le trafic de stupéfiants tôt ce matin dans un quadruplex de la rue Verchères, dans le Vieux-Longueuil, a pris une tout autre ampleur. Une enquête débutée il y a plusieurs semaines a démontré que des activités de prostitution se déroulaient dans les logements. La police devra maintenant déterminer s'il s'agit d'exploitation sexuelle ou non. Aucun mineur n'est impliqué. 

Les logements auraient été loués sur une plateforme de location web de type Airbnb.

L'agent relationniste du SPAL, Ghyslain Vallières, explique que le profil des proxénètes change et qu'il faut demeurer vigilant.

« Si vous louez pour deux semaines, trois semaines, quelques jours, peut-être que quelqu'un de votre entourage pourrait passer à la maison voir un peu ce qui s'y passe en votre absence, pour éviter que votre appartement, à votre insu, serve à des activités criminelles. »

Huit personnes se trouvaient sur place à l'arrivée du groupe d'intervention tactique, ce matin. De ce nombre, trois personnes étaient visées par un mandat d'arrestation, deux femmes et un homme. Une femme a également été arrêtée en matière de stupéfiants. D'autres arrestations pourraient s'ajouter au fil de la journée.

Le Service de police de l'agglomération de Longueuil a mis en place en janvier une nouvelle équipe, Mobilis, dédiée aux cas d'exploitation sexuelle. C'est la première fois ce matin que l'intervenante psychosociale et l'agente pivot ont été impliquées dans une opération policière du genre. L'intervenante était sur place pour parler aux victimes. L'agente pivot s'assure du suivi avec les différents services et organisations.

« Entre autres ce matin, ces dames-là ont quitté, mais avaient besoin de transport, donc on leur a fourni suffisamment de cartes pour utiliser les transports en commun afin de se déplacer, donc c'est ce genre de service maintenant qu'on déploie et qui va bien au-delà de l'intervention policière standard. Bien souvent, ce qu'elles ont, c'est des besoins et nous, il faut répondre à leurs besoins. C'est inutile de vouloir les amener en interrogatoire si d'abord et avant tout, elle a besoin de manger ou de dormir. »

L'enquête se poursuit et d'autres arrestations pourraient s'ajouter dans les prochains jours. Trois dossiers similaires à celui d'aujourd'hui ont été travaillés par le SPAL dans les derniers mois.

 

(Avec la collaboration de Marie-Michèle Borduas, journaliste Bell Média)