Premier départ très attendu pour le traversier Saaremaa

Premier départ du NM Saaremaa à la traverse Matane-Côte-Nord.

Le NM Sareemaa a pris la mer pour sa toute première traversée entre Matane et Baie-Comeau à 8h00 ce matin. Un moment très attendu depuis sept mois par les utilisateurs et les élus de l'Est-du-Québec.

Le PDG de la Société des traversiers du Québec (STQ), Stéphane Lafaut, était sur place pour faire visiter le navire et effectuer la première traversée.

Le Sareemaa, construit en 2010, est déjà le cinquième navire à assurer la desserte depuis le début de l'année en remplacement du F.-A.Gauthier.

Le traversier a été acquis au coût de 39 M$. Les travaux pour le conformer aux normes de navigation canadiennes s'élèvent à plus de 5 M$.

« Il y aura une phase deux aux travaux, mais pour l’instant, nous devions aller à l’essentiel. Notre grande priorité était d’offrir un navire confortable, de grande capacité avec un service prévisible à tous les jours. Je pense que les gens de la région le méritent et les équipes ont travaillé d’arrache-pied. »

Stéphane Lafaut, PDG de la STQ

Afin de mettre le navire à niveau, les systèmes d’ascenseurs et d’incendie ont dû être modifiés, de même que les lignes sur les ponts des véhicules. Des gardes sur les ponts extérieurs pour les passagers ont également été ajoutés.

Le pont du Saaremaa.

Gabriel Le Marquand Perreault, journaliste Bell Média

D’une capacité de 150 véhicules au moment de l’achat, le Saaremaa pourra finalement en accueillir 110. Le nombre a dû être diminué en raison de la dimension des véhicules en Amérique du Nord et par souci de confort. 600 passagers pourront prendre place à bord.

L'intérieur du Saaremaa

Gabriel Le Marquand Perreault, journaliste Bell Média

Les utilisateurs étaient fébriles avant l'embarquement au quai de Matane ce matin.

« On va pouvoir traverser et lâcher l’avion. C’est ridicule, parce qu’une fois de l’autre côté, on est à pied. Ça nous prend notre voiture sur l’autre rive pour se déplacer. On devrait avoir la paix pour une partie de l’été! Le problème c’est les coûts que cette mauvaise gestion a engendré. »

Un utilisateur de la traverse avant l’embarquement

Sept semaines de mise à niveau

Lors de l’acquisition du traversier, Stéphane Lafaut avait annoncé une phase d’opérationnalisation de huit semaines, menant la mise en service à la mi-juillet.

Il se réjouit que les équipes aient été en mesure d’effectuer le travail en sept semaines. « Ça inclut l’entrainement des équipages, ajoute-t-il. Il y a eu une cinquantaine d’accostages, de manœuvres différentes et d’exercices de feu. Tout l’équipage est certifié pour opérer le navire. »

Stéphane Lafaut, PDG de la STQ.

Stéphane Lafaut, PDG de la STQ | Photo Gabriel Le Marquand Perreault, journaliste Bell Média

Le Félix-Antoine-Savard retournera vers Québec dans les prochains jours. La STQ affirme que le service sera constant et prévisible, puisqu’aucune restriction n’empêchera le navire de prendre la mer. « La décision revient au capitaine si toutefois les conditions de navigations sont extrêmes », conclut Stéphane Lafaut.

Avec la collaboration de Martin Brassard et Gabriel Le Marquand Perreault, journalistes Bell Média.