Le choix du sacrifice, à l’entrée des Plaines

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Le FEQ, c’est fou. Les plus grandes vedettes de la musique sont en ville et les foules monstre envahissent les Plaines. On adore! L’ambiance, vous la vivez à fond, mais en regardant les écrans géants (le cou bien étiré), vous voyez les visages surexcités des festivaliers de première ligne… et vous réalisez que leur expérience dépasse clairement la vôtre.

Vous aimeriez vous aussi pouvoir vous appuyer sur la grille de l’avant-scène, échanger des regards avec vos idoles et peut-être même, avec un peu de chance, pouvoir les toucher? C’est possible, mais pas sans quelques sacrifices!  Attention, ce n’est pas pour les doux.

Sacrifice #1 : le temps

Bien évidemment, qui dit première ligne, dit plusieurs heures d’attentes. Vous voulez faire partie des premiers arrivés, appuyés directement sur la grille? Direction entrée des Plaines, à 7h du matin. À noter que tous les festivaliers rencontrés soulignent toutefois que l’attente est plaisante. «C’est relax, on jase, on rencontre du monde qui ont les mêmes intérêts que nous!» Quand on y pense, une journée au soleil au centre-ville plutôt que sur son patio…  Pourquoi pas?

Sacrifice #2 : les toilettes

Pendant l’attente en journée, avec des amis pour garder nos places, les allers-retours aux toilettes se gèrent bien. Une fois sur le site par contre, on oublie! La foule est très compacte et ça joue du coude pour avancer. Si vous sortez, impossible de revenir à la même place. On s’hydrate pour rester en forme, mais on ne boit pas de liquide inutile.

Sacrifice #3 : l’alcool

Dans le même  ordre d’idées, l’alcool est à proscrire. Si vous prévoyez passer la journée au soleil, et rester plusieurs heures debout une fois entrés sur le site, l’alcool n’est pas une bonne stratégie.  Vous n’avez pas attendu tout ce temps pour vous effondrer sous la déshydratation ou les excès. Concentrez-vous sur votre mission : trouver la meilleure place possible, et surtout : la garder.

Sacrifice #4 : le confort

Comme on l’a déjà dit, avoir une place à l’avant implique de rester debout dans une foule compacte pendant plusieurs heures sous le soleil brûlant. Mais l’inconfort peut aller beaucoup plus loin. À tout coup, les spectacles rock ou métal amènent une foule de festivaliers plus aguerris à vouloir faire du crowdsurfing, ou même à «partir des mosh pit». Votre spectacle risque donc fortement d’être accompagné de quelques bousculades ou coups de pieds involontaires, provenant de toutes les directions.

Sacrifice #5 : l’équipement

Pour passer l’attente, vous vous êtes apporté une chaise de camping, un sac-glacière, un parapluie, une gourde d’eau, et j’en passe. Malheureusement, la presque totalité de ces objets sont interdits sur le site. Qui plus est, qui dit sac sur le site, dit fouille à l’entrée, par les agents de sécurité. Quand les portes ouvrent, chaque seconde compte. Conclusion (très peu écologique, on en convient): disposez -intelligemment svp!- de ces objets avant que les portes ouvrent. On laisse tout derrière et on se prépare pour le chicken run!

 

Quoi? Vous rêvez d’être à l’avant mais n’êtes pas prêt à tout ça? Le FEQ offre aussi des laissez-passer pour la Zone avant-scène Or, à un prix variant de 682$ à 995$. Un autre type de sacrifice!