L'Université Laval à l'origine d'une percée dans le traitement de la SLA

Des chercheurs de l'Université Laval ont obtenu des résultats prometteurs qui pourraient mener à un traitement contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi communément désignée comme la maladie de Lou Gehrig.

En collaboration avec le Centre de recherche CERVO, l'équipe du professeur de la Faculté de médecine de l'établissement Jean-Pierre Julien vient de mettre au point un anticorps qui s'attaque à une protéine identifiée comme étant à l'origine de la perte des performances cognitives chez les malades.

Leur investigation leur a permis de déterminer que la TDP-43 se retrouve en quantité anormale dans les cellules nerveuses chez les personnes souffrant de la SLA.

Nous tentons maintenant de développer une approche qui ne nécessiterait pas l'utilisation de virus. Des résultats préliminaires nous portent à croire que des anticorps spécifiques injectés directement dans le liquide cérébro-spinal pourraient diminuer la formation d'agrégats de la protéine dans les cellules nerveuses.

Dr Jean-Pierre Julien

L'anticorps développé par les chercheurs a été testé avec succès sur des souris et pourrait éventuellement mener au développement d’immunothérapies.

La sclérose latérale amyotrophique frappe 1 adulte sur 1000.

La maladie affaiblie progressivement les bras et les jambes qui deviennent éventuellement paralysés. L'état de santé du malade se détériore ensuite sur une période de eux à cinq ans après quoi des problèmes respiratoires entrainent sa mort.

Les résultats prometteurs ont été publiés dans la revue Journal of Clinical Investigation.