Le Séminaire des Pères Maristes est dans l'impasse

 

Le Séminaire des Pères Maristes s'entête à vouloir garder les deux jeunes qui ont reconnu avoir partagé des photos sexuellement explicites d'adolescentes.

Dans un communiqué, la direction de l'école privée de Québec affirme être dans une impasse puisque la Cour supérieure lui a ordonné de réintégrer les jeunes expulsés avant la rentrée scolaire.

Leur retour en classe est permis en échange de plusieurs conditions dont l'interdiction de communiquer avec les victimes et de manipuler un téléphone intelligent.

Même si les jeunes de 14 et 15 ans ont plaidé coupable à des accusations de leurre informatique, dont un de distribution de pornographie juvénile, les Pères Maristes refusent de faire appel devant le tribunal.

L'issu incertaine des procédures ainsi que l'expérience traumatisante que peut engendrer l'appel à témoigner chez des enfants rebutent le directeur général, François Sylvain, à aller de l'avant dans de nouvelles démarches.  

L'école déplore cependant la tournure des événements et s'en remet au ministère de l'Éducation.

On attends d'ailleurs la réaction du ministre Jean-François Roberge à ce sujet.

Trois des cinq accusés fréquentent encore l'établissement, ainsi qu'une des trois victimes.

 

Une date fixée pour le prochain procès

 

La date du 26 mars prochain a été réservée pour  le procès d'un élève du Séminaire des Pères Maristes pour leurre, agression sexuelle et possession de pornographie juvénile.

Son avocat a fait savoir qu'il pourrait plaider coupable à certains chefs d'accusation.

Trois des cinq ados accusés ont déjà plaidé coupable.

 

En collaboration avec Philip Rodrigue-Comeau et Caroline Dumont.