Des députés péquistes militent pour le financement des cégeps en région

Les députés péquistes de l'Est du Québec veulent que le gouvernement Legault révise le mode de financement des cégeps de la région.

Les syndicats des enseignantes et enseignants des cégeps de l'Est du Québec ont lancé un cri du cœur au ministre de l'Enseignement supérieur pour que Québec tienne compte des réalités régionales.

Actuellement, plusieurs programmes sont contraints d'être suspendus si un seuil de dix inscriptions n'est pas atteint. Les syndicats demandent que ce seuil soit abaissé à sept inscriptions.

Les députés de Rimouski, Matane-Matapédia, Gaspé et Bonaventure profitent de l’étude de crédits en éducation pour appuyer cette demande.

Ils estiment que l’accessibilité aux programmes collégiaux contribuerait à assurer la rétention des jeunes en région et la formation de main d'œuvre en cette période de rareté.

Selon le député de Bonaventure et porte-parole en matière d'enseignement supérieur, Sylvain Roy, ces modifications n'entraineraient aucun coût supplémentaire pour le gouvernement, puisqu’il existe une enveloppe pour financer le lancement de petites cohortes.

« Ça pourrait se faire à coût nul en utilisant de l’argent qui existe déjà et qui n’est pas utilisé au complet. C’est important parce que si des programmes sont suspendus, ça veut dire que des jeunes devront quitter la région pour aller dans les villes où ce même programme sera offert. »

Sylvain Roy, député de Bonaventure