' Je ne suis pas coupable et je ne suis pas fou ' - Justin John Bresaw

Justin John Bresaw, reconnu coupable de triples meurtres à Amos en 2015

Les rebondissements se multiplient au procès de Justin John Bresaw, alors qu'on ne sait toujours pas si une défense sera présentée. Son dossier était de retour en cour jeudi matin au palais de justice d'Amos.

 

Bresaw a été reconnu coupable de trois meurtres au deuxième degré en mai dernier. Les événements sont survenus en 2012 dans une maison où il louait une chambre, à Amos.

Ce matin, son avocate, Me Julie Bolduc, devait se prononcer sur la suite de son implication après que l'accusé ait été déclaré apte à poursuivre les procédures. Après une semaine de réflexion, elle a indiqué qu'elle retirait sa requête pour cesser d'occuper et qu'elle tenterait donc de continuer à le représenter au meilleur de ses compétences.

Questionné par le juge Étienne Parent à savoir s'il avait quelque chose à ajouter, Justin John Bresaw a déclaré qu'il n'avait rien à dire au tribunal parce qu'il était innocent.

« Je ne vais pas me défendre sur quelque chose qui n'est pas vrai, » a-t-il dit. « Je ne suis pas coupable et je ne suis pas fou », a-t-il calmement ajouté.

Le juge Parent et Me Bolduc ont alors poursuivi leur discussion sur la suite des procédures. L'avocate a indiqué qu'elle comptait toujours présenter une défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, et c'est alors que Bresaw s'est emporté.

« N'ai-je pas dit que je ne n'étais pas fou? Mon avocate ne fait pas un bon travail! Je suis innocent! Mon avocate ne me représente pas bien, je ne suis pas intéressé par l'article 16! » s'est-il exclamé en se levant sans y avoir été invité.

Devant une apparente problématique de confiance de l'accusé envers son avocate, le juge Parent a remis le dossier à jeudi prochain. Me Bolduc a demandé à pouvoir s'entretenir en privé avec son client à la suite de l'audience de ce matin, ce qui lui a été accordé. Leurs communications sont plutôt difficiles considérant le fait que Bresaw est incarcéré à Québec.

Lors du retour en cour du dossier, jeudi prochain, Me Bolduc devra décider si elle présente toujours sa défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux. Si oui, de nouvelles dates seront déterminées pour la suite du procès et ça n'ira pas avant août, puisque le juge est indisponible.

Si elle laisse tomber cette défense à la demande de Bresaw, ce sera l'étape des représentations sur sentence, alors que l'accusé a déjà été déclaré coupable. Il y a aussi la possibilité de faire appel du verdict de culpabilité, ce qui allongerait encore les procédures.