La région a un besoin criant d'infirmières

Le Bas-Saint-Laurent manque d'infirmières.

C'est que la profession n'a pas la cote auprès des jeunes.

Depuis 2013, les demandes d'admission ont chuté de 20% dans les établissements d'enseignement collégial du Bas-Saint-Laurent et de 25% en Gaspésie.

« On peut faire une corrélation avec le fait qu’il y a moins d’individus qui peuvent s’inscrire parce que le taux de natalité est moins élevé qu’autrefois avec le vieillissement de la population. Pourquoi ça l’attire de moins en moins de jeunes? Est-ce que c’est le fait qu’il y un grand éventail de possibilités qui s’offre à eux? »

La coordonnatrice des ressources humaines au CISSS du Bas-Saint-Laurent, Katy Pelletier

Cette rareté de main d'oeuvre a plusieurs conséquences chez les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes du réseau de la santé.

Plus de 135 000 heures supplémentaires ont été comptabilisées l'an dernier chez les professionels du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Par ailleurs, ce manque de personnel risque de se faire sentir de plus en plus dû au vieillissement de la population.

400 des 2 139 infirmères syndiquées de la région ont 50 ans et plus.