Les cégeps de l'Est du Québec ne veulent plus suspendre de programmes à faible effectif

Les syndicats des enseignantes et enseignants des cégeps de l'Est du Québec demandent au ministre de l'Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, de revoir certains paramètres du financement des cégeps pour maintenir les programmes à faible effectif.

Plusieurs programmes de formation en région sont suspendus en raison d'une incapacité des administrations d'atteindre un seuil de 10 inscriptions.

Les syndicats demandent au gouvernement d'abaisser ce seuil à sept étudiants pour assurer la pérennité des programmes d'études et former plus de travailleurs en cette période de rareté de main-d’œuvre.

Selon le coordonnateur du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Rimouski (SEECR), Alain Dion, ces formations sont importantes puisqu'elles contribuent à la rétention des jeunes en région.

« On est en pénurie de main-d’œuvre, il y a moins de jeunes sur le marché du travail pour nos entreprises, donc il faut absolument trouver une façon de maintenir ces programmes. Particulièrement en région, parce que si les jeunes n’ont pas accès aux programmes ici, ils vont aller s’installer ailleurs. C’est un double enjeu : les jeunes n’ont pas accès, mais si en plus ils quittent la région, ça va accentuer le problème. »

Alain Dion, coordonnateur du SEECR

Deux programmes ont été suspendus cette année à Rimouski, un bon chiffre, selon M. Dion, qui explique en avoir vu trois ou quatre fermer dans les années passées.

Le coordonnateur syndical indique que la situation est la même dans tout le réseau collégial de l’Est du Québec, en raison de la baisse démographique des dernières années.

« Comme on est en période de crédits budgétaires, on demande au gouvernement de ne pas nous oublier parce que c’est important pour la survie de nos programmes, mais aussi pour la survie économique et sociale de nos régions. »

Alain Dion, coordonnateur du SEECR