Les élus du Bas-Saint-Laurent veulent toujours une salle d'hémodynamie

Les élus du Bas-Saint-Laurent se sont rassemblés, aujourd'hui, pour réitérer leur demande concernant l'implantation d'une salle d'hémodynamie à l'hôpital de Rimouski.

Ce service permet de diagnostiquer les patients qui doivent se faire débloquer des artères pour ensuite procéder à une opération.

La cardiologue Nathalie Dionne explique que ce traitement est le plus répandu pour limiter les risques de séquelles dans le cas d'un infarctus. Il est pourtant indisponible pour les patients de l'Est du Québec.

Environ 1 400 cas par année bénéficieraient de ce service.

« Ce qu’on fait actuellement si un patient arrive en infarctus, il a un caillot dans son artère, on lui donne un médicament puissant pour briser le caillot. Ça fonctionne six à sept fois sur dix. On embarque ensuite le patient dans une ambulance ou un avion ambulance en direction de Québec. Il arrive à Québec quatre heures plus tard. Dans un monde idéal, il faut intervenir dans un délai de 90 minutes, et nous n’avons pas cet accès. »

Dre Nathalie Dionne, cardiologue.

Un cri du cœur au gouvernement Legault

Les élus demandent une rencontre avec la ministre de la Santé, Danielle McCann.

Selon le préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, Francis St-Pierre, la population, qui s’élève à 200 000 personnes au Bas-Saint-Laurent, justifie amplement l'implantation du projet.

« Une salle d’hémodynamie a été implantée à Trois-Rivières et les résultats sont excellents. L’ancien ministre de la Santé disait que la distance entre Québec et Trois-Rivières justifiait ce projet. Nous croyons que si c’est justifié pour Trois-Rivières, c’est encore plus vrai ici, compte tenu de la distance entre Québec et Rimouski. »

Francis St-Pierre, préfet de la MRC de Rimouski-Neigette