Les ratios comme solution au temps supplémentaire obligatoire

 

Le Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent (FIQ-SPSICRBSL) propose la mise en place d'un système de ratios pour mettre un terme à la surcharge de travail et au temps supplémentaire obligatoire (TSO).

La FIQ martèle que le TSO a des impacts négatifs sur la qualité des soins et la sécurité des patients.

Selon la présidente du syndicat au Bas-Saint-Laurent, ces mesures, qui étaient exceptionnelles il y a quinze ans, sont devenus un véritable système de gestion.

Linda Lapointe et Cindie Soucy de la FIQ.Linda Lapointe et Cindie Soucy de la FIQ.

Un projet ratios, mené auprès de 17 unités de la province, a permis d'ajouter des professionnelles en soins en fonction du nombre nécessaire pour répondre aux besoins des patients.

Après avoir obtenu des résultats encourageants sur la qualité des soins aux patients et la qualité de vie du personnel, la FIQ désire implanter le projet ratios et réclame une loi.

« On a rencontré les professionnelles en soins de l’Unité de médecine de l’hôpital de Rivière-du-loup, hier, elles ont dit se sentir beaucoup moins stressée au travail et donner de meilleurs soins aux patients. Le budget du gouvernement Legault comprend 200 M$ en santé, dont une partie consacrée aux projets ratios. »

Cindie Soucy, présidente de la FIQ – Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent

Le projet réalisé à l'Unité de médecine du 5e étage du Centre hospitalier du Grand-Portage à Rivière-du-Loup a permis de voir le nombre d’infirmières pour le quart de nuit passer de trois à cinq pour 25 patients.

Moyens de pression contre le TSO

Le Tribunal administratif du travail a ordonné aux infirmières de respecter les demandes de temps supplémentaire obligatoire.

Les professionnelles en soins du CISSS du Bas-Saint-Laurent comptaient suivre un mouvement national et refuser tout TSO le 8 avril.

Elles avaient avisé leurs employeurs mardi dernier pour qu'ils puissent planifier les horaires en conséquence.

« Ce qui est dommage, c’est que les employeurs utilisent souvent notre code de déontologie pour nous dire que nous devons rester au travail par obligation. Mais on oublie aussi la partie qui stipule clairement que si une professionnelles en soins ne se sent pas apte à donner des soins sécuritaires à ses patients, elle doit s’abstenir de travailler. »

Cindie Soucy, présidente de la FIQ – Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent