Pénurie de places dans les CPE à Rimouski

Casse-tête pour un grand nombre de parents à Rimouski-Neigette, alors que le manque de place en CPE ou en garderie en milieu familial reconnu est de plus en plus criant. Plusieurs sont même dans l'impossibilité de retourner au travail.

Plusieurs garderies privées non subventionnées peinent à se conformer aux nouvelles exigences du ministère de la Famille prévues dans la loi 143 et mettent la clé sous la porte.

Les responsables de garde se font également rares. Le bureau coordonnateur de la garde en milieu familial constate que la pénurie de main d'œuvre se fait sentir dans ce domaine alors que le personnel est passé de 160 à 125 responsables en quelques années.

Plusieurs sont partis à la retraite, d’autres changent de carrière et il est difficile de recruter de nouveaux candidats.

Le directeur du CPE BC L'Aurore Boréale, Simon Dufresne, lance un cri du cœur au gouvernement et réclame un développement de places pour les 0-5 ans.

« Il arrive que des parents ne puissent pas retourner au travail! L’accueil de nouvelles familles dans la région est aussi difficile quand on sait qu'on ne peut pas avoir de service et ça vient nuire au développement économique. Il y a des services de garde et des services de garde de qualité.  Nous ne sommes pas capables d’avoir des services de garde tout court. »

Simon Dufresne, directeur du CPE BC L'Aurore Boréale

Des besoins pour les 0-5 ans

Les maternelles 4 ans ne contribueront pas à régler le problème du manque de places dans les CPE et les garderies en milieu familial, selon l’ex-directeur du Réseau des centres de la petite enfance de l’Est-du-Québec (RESPEQ).

Pour Simon Dufresne, les besoins ne se présentent pas uniquement pour les enfants de quatre ans, mais bien pour toute la tranche d’âge de 0 à 5 ans.

Il estime que le dépistage précoce des troubles d'apprentissage justifie également la nécessité de développer des places en CPE et en garderie en milieu familial subventionné.

« Le dépistage précoce ne peut pas se faire seulement à quatre ans. Tant mieux s’il y a des dépistages à cet âge, mais si on reçoit les enfants dans des milieux de garde avant, on va être capable de faire le travail plus tôt, ce qui est déjà le cas. Il faut donc développer des places. »

Simon Dufresne, directeur du CPE BC L'Aurore Boréale