Places en garderie: le ministre de la Famille promet d'agir

Le ministre de la Famille promet de développer de nouvelles places en garderie. En visite à Rimouski, Mathieu Lacombe s'est montré réceptif à la demande du député Harold LeBel concernant l'ajout de 366 places d'ici 2 ans.

Rappelons que M. Lacombe a promis l'ajout de 13 500 places dans le réseau québécois, dont 11 000 qui étaient promises par le gouvernement libéral, et toujours en attente depuis.

Malgré l'implantation des maternelles 4 ans, il estime que ces nouvelles places représentent un « gage de confiance » envers la qualité des services offerts dans les CPE.

Il assure que le financement est disponible et qu'il souhaite faire débloquer le dossier.

« Ça fait huit ans, dans certains cas, que ces places ont été annoncées. Il y a eu de beaux communiqués de presse et de belles photos, mais aucun enfant ne les occupe. Et le financement est là, il est disponible. On veut que les parents aient accès à une place pour leurs enfants et on veut que les enfants aient accès à un service de qualité. Je m’engage à faire en sorte que les projets qui sont déjà dans les cartons puissent débloquer. »

Mathieu Lacombe, ministre de la Famille

Des nouvelles places et plus de postes à combler

Pour le directeur général du CPE L'Aurore Boréale, ces nouvelles places devront nécessairement s'arrimer avec une aide gouvernementale afin de recruter des éducatrices.

La pénurie de main-d’œuvre soulève de réels défis, selon Simon Dufresne qui se retrouve à court d'une vingtaine de responsables de garde pour les 150 places en milieu familial qu'il croit pouvoir ouvrir à Rimouski.

Il demande au ministre de la Famille d'agir pour revaloriser la profession et combler les postes nécessaires.

« On semble dévaloriser la profession par certains discours de politiciens et en comparant les éducatrices à des enseignantes. On aimerait que le gouvernement et le ministère de la Famille mettent des énergies pour promouvoir cette profession qui est essentielle dans notre société. »

Simon Dufresne, directeur général du CPE L’Aurore Boréale

Le ministre estime que la pénurie de main-d’œuvre ne devrait pas freiner les ambitions du gouvernement de débloquer les nombreux dossiers en attente.

« On doit dénicher les éducatrices, qui se font de plus en plus rares, et l’une des pistes de solutions est de valoriser la profession. La pénurie de main-d’œuvre ne doit pas nous arrêter. On la vit dans le réseau de la santé, et on continue quand même de construire des hôpitaux. On la vit aussi dans le milieu de l’éducation et nos enfants continuent quand même d’aller à l’école. C’est la même chose pour nos tout-petits. »

Mathieu Lacombe, ministre de la Famille